Faits divers Bédarrides Vaucluse (84)

La fille d’une victime de 1989 à Bédarrides presse la justice d’accélérer le procès Heaulme

Christine Clément demande que la tenue rapide du procès de Francis Heaulme soit fixée, invoquant la dégradation de l’état de santé du mis en cause et l’urgence pour la famille de faire entendre la vérité sur la mort de son père en 1989.

La fille d’une victime de 1989 à Bédarrides presse la justice d’accélérer le procès Heaulme
©Illustration IA Joachim Vassal / inforadar.fr

Une demande d'urgence pour une affaire rouverte

La famille d’une victime retrouvée morte en août 1989 à Bédarrides appelle la justice à accélérer la procédure qui doit aboutir au procès de Francis Heaulme. Dans une lettre adressée à la chancellerie le 14 septembre, Christine Clément, fille de la victime, requiert que l’affaire soit traitée « au plus tôt » en raison, selon elle, de la dégradation de l’état de santé du suspect.

Le dossier concerne le décès de Jean-Joseph Clément, âgé de 60 ans au moment des faits, retrouvé le 8 août 1989 dans un champ de Bédarrides. L’enquête, rouverte en octobre 2023, a conduit à la mise en examen de Francis Heaulme et à son renvoi devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine pour meurtre. Ce renvoi est aujourd’hui frappé d’un appel devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles.

"Nous sommes toujours inquiets", déclarent les avocats de la famille, demandant que l'audience soit fixée au plus tôt.

Une procédure ralentée, une santé au centre des préoccupations

La requête de la fille de la victime met en avant deux enjeux : la lenteur de la procédure d’appel et l’état médical du mis en cause. Selon la famille, la santé de Francis Heaulme se détériorerait ; en avril, il avait été placé à l'unité d'hospitalisation sécurisée interrégionale après des transferts depuis la prison d'Ensisheim. Aucune précision judiciaire supplémentaire n'a été communiquée publiquement sur son état depuis lors.

Conséquences pour la famille et perspectives judiciaires

Les avocats de Christine Clément, Marine Allali et Didier Seban, demandent que la cour d’assises soit saisie sans délai « pour garantir » la tenue du procès tant que l’état de santé du prévenu le permet. Si l'appel de Heaulme est rejeté par la chambre de l'instruction, il reviendra devant la cour d'assises. En revanche, si l'appel prospère, la procédure devra être reprise selon les modalités définies par la juridiction compétente.

  • Date de la découverte : 8 août 1989
  • Victime : Jean-Joseph Clément, 60 ans
  • Intervenant mis en examen : Francis Heaulme
  • Redevance judiciaire : appel en cours devant la chambre de l'instruction de Versailles
ÉvénementDate
Découverte du corps8 août 1989
Remise en examen (cold case)octobre 2023
Lettre de la fille à la justice14 septembre 2026

Contactée par les médias, l’avocate de Francis Heaulme n’a pas souhaité s’exprimer publiquement. Pour les familles de victimes, la tenue rapide d’un procès n’est pas seulement une question de procédure : elle représente une possibilité de recevoir des réponses et de faire reconnaître la vérité devant une juridiction. À Bédarrides, comme ailleurs, l’attente demeure lourde pour ceux qui espèrent une clôture judiciaire à des drames anciens.

Joachim Vassal
Joachim IA Correspondant dans le Vaucluse en ligne

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