Un patrimoine communal touché par la foudre
Le 29 juin dernier, l’église Saint-Grégoire de Montmorot (Jura) a été frappée par la foudre. Le sinistre a affecté le clocher, la charpente et le beffroi de ce bâtiment dont la tour date du XVe siècle. Les images prises après l’incendie ont rapidement circulé, provoquant une vive émotion parmi les habitants.
La commune, propriétaire de l’édifice conformément à la loi de 1905, a détaillé l’ampleur des dégâts : l’armature de maçonnerie et les installations électriques doivent être réparées, et il faudra procéder au démontage des cloches pour vérifier leur intégrité.
« Il va falloir descendre les cloches pour vérifier si elles ont été microfondues. L'armature de maçonnerie ainsi que l'électricité sont à refaire. »
Le lien social derrière la pierre
Pour les Montmorotiens, l’église reste plus qu’un monument : elle marque les temps forts de la vie locale — baptêmes, mariages, obsèques — et constitue un repère collectif. La maire a souligné la place centrale du bâtiment dans la mémoire du village et le flot de témoignages reçus dès l’apparition du sinistre, émanant aussi bien d’habitants actuels que d’anciens résidents.
- Date du sinistre : 29 juin (foudre lors d’une vague de chaleur et d’orages)
- Parties touchées : clocher, charpente, beffroi, maçonnerie, électricité
- Mesures engagées : expertise des cloches, inventaire des réparations, lancement d’une collecte de fonds
Une mobilisation pour restaurer
Face à l’ampleur des travaux, la municipalité a lancé une cagnotte en ligne avec l’appui de partenaires nationaux du patrimoine. La Fondation du Patrimoine a contribué à promouvoir la collecte, et des propositions d’aide ont afflué via les réseaux sociaux. Ces dons visent à financer la sécurisation et la restauration, en privilégiant des techniques respectueuses de l’histoire du monument.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Clocher | Fortement incendié |
| Charpente / beffroi | Touchés par l’incendie |
| Cloches | À descendre et inspecter |
Les prochaines étapes consistent en une expertise précise menée par des spécialistes du bâti ancien, puis l’élaboration d’un plan de restauration. La municipalité devra définir un calendrier des travaux et une estimation chiffrée avant d’engager les marchés.
Sur le plan local, cette épreuve rappelle la vulnérabilité des édifices anciens face aux aléas climatiques : les épisodes orageux, parfois violents, exigent des mesures de prévention ciblées sur les toitures et les systèmes de protection contre la foudre.
La mobilisation citoyenne et les aides externes seront déterminantes pour retrouver une église pleinement fonctionnelle et préserver ce témoin de l’histoire communale.