Le Comité Poitiers Palestine a adressé une lettre ouverte, datée du 23 juin, aux députés représentant la Vienne (86) pour leur demander de soutenir une proposition de loi transpartisane visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes illégales.
Une demande formelle aux élus du département
Dans ce courrier, le comité invite Lisa Belluco, Nicolas Turquois, Pascal Lecamp et Sacha Houlié à apposer leur signature sur le texte et à être présents dans l’hémicycle au moment du vote. Les auteurs rappellent que, selon eux, la multiplication des colonies en Cisjordanie s’accompagne d’une « appropriation illégale massive des terres », de destructions de biens et d’actes violents attribués à des colons, souvent, selon le comité, « sous la protection de l’armée israélienne ».
Argumentaire fondé sur le droit international et des données
Le Comité Poitiers Palestine fonde sa démarche sur deux axes : le respect du droit international et l’impact économique qui rend les colonies viables. Pour étayer son propos, il se réfère à des estimations d’ONG selon lesquelles les produits en provenance d’Israël et destinés à l’Union européenne contiennent fréquemment des produits originaires des colonies.
- La coalition parlementaire a publié la proposition le 23 juin.
- Le comité demande aux députés de signer et de voter en séance.
- Une ONG citée estime qu'une part significative des exportations agricoles vers l'UE provient de colonies.
Le document mentionne notamment un chiffre transmis par une ONG israélienne, Global Echo : « 1 livraison sur 5 de produits agricoles d'Israël vers l'UE contiendrait des produits originaires de colonies », chiffre que le comité utilise pour illustrer la présence de ces produits sur le marché français.
| Élément | Données citées |
|---|---|
| Date de la proposition | 23 juin |
| Estimation citée | 1 livraison sur 5 contiendrait des produits de colonies (ONG Global Echo) |
Un appel qui vise le débat national et local
Le comité rappelle que la France a, selon lui, reconnu l’illégalité des colonies et pose que poursuivre des échanges économiques avec elles serait contradictoire. Il pointe aussi la présence de sociétés françaises identifiées dans des bases de données internationales comme étant liées à des activités économiques dans les colonies. Le courrier demande donc que la cohérence des positions diplomatiques françaises se traduise par une action législative concrète.
Sur le plan local, l'initiative vise directement les représentants du département de la Vienne, les plaçant devant un choix politique : soutenir une proposition susceptible de déboucher sur des tensions diplomatiques et commerciales, ou refuser d'engager la France sur cette voie. Les prochaines étapes dépendront de la dynamique parlementaire autour du texte et des réponses, éventuelles, des députés destinataires du courrier.