Un fabricant vichyssois retrouve souffle et commandes
Après une année marquée par l’incertitude, Socari Remorques Industries affiche une reprise nette de son activité sur ses deux sites de Celle‑l’Évescault et Moncontour. L’entreprise, anciennement filiale du groupe Go Industry, avait été placée en redressement judiciaire en 2023 puis liquidée au printemps 2025. Reprise le 1er juillet 2025 par un collectif mêlant salariés, un ancien dirigeant et le groupe Louault, elle a depuis rétabli sa production et son carnet de commandes.
Les nouveaux dirigeants ont injecté 1,2 million d’euros pour relancer l’activité. Cet apport a permis notamment de reconstituer un stock d’aluminium, élément décisif pour la fabrication, et de relancer la chaîne de production qui assemble châssis, caissons et équipements spécifiques destinés au transport de déchets ou de céréales.
« Le carnet de commandes n’a jamais été aussi plein »
Selon la direction, la cadence s’établit aujourd’hui entre neuf et dix remorques par mois, un rythme qui assure une visibilité commerciale « au moins jusqu’à fin 2026 ». Le processus industriel s’articule sur deux sites : le châssis est fabriqué à Moncontour puis rejoint Celle‑l’Évescault pour l’assemblage final, la peinture et le contrôle qualité. Le délai moyen entre ces étapes est d’environ deux mois.
Emploi local et filière industrielle
La reprise a été menée par un collectif composé de trois salariés (Cédric Branger, Frédéric Sadaune et Sébastien Emériault), d’un ancien directeur (Gilles Berton) et du groupe Louault, devenu actionnaire majoritaire avec 51,5 % du capital. Au-delà de la sauvegarde d’un savoir‑faire industriel né en 1984, cette opération a permis de préserver des emplois et de redonner confiance aux clients habituels et aux donneurs d’ordre publics, comme l’illustrent les premiers appels d’offres remportés depuis le début de l’année.
- Dates clés : redressement judiciaire en 2023, liquidation le 3 avril 2025, reprise le 1er juillet 2025.
- Investissement : 1,2 million d'euros injectés par les repreneurs.
- Volume de production : 9–10 remorques par mois, carnet rempli jusqu’à fin 2026.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Année de création (référence) | 1984 |
| Actionnaire majoritaire | Groupe Louault (51,5 %) |
| Montant injecté | 1,2 M€ |
| Production mensuelle | 9–10 remorques |
Conséquences et perspectives pour le territoire
La remise en route de Socari a des répercussions locales directes : maintien des emplois industriels, relance d’une chaîne d’approvisionnement régionale (notamment d’aluminium) et préservation d’un segment de la filière poids lourds en Nouvelle‑Aquitaine. Pour les sous‑traitants et fournisseurs, la visibilité retrouvée de Socari signifie des commandes régulières et donc une meilleure planification des approvisionnements.
Sur le plan social, la reprise portée en grande partie par des salariés est un modèle de préservation des compétences locales. La décision d’impliquer un ancien dirigeant et un groupe spécialisé a apporté les moyens financiers et industriels nécessaires pour stabiliser l’activité.
Informations pratiques
- Sites : Celle‑l’Évescault (atelier d’assemblage et peinture) et Moncontour (fabrication des châssis).
- Délai de fabrication : environ deux mois entre la réalisation du châssis et la livraison finale.
- Contact et recrutement : les informations sont traitées par la direction, désormais pilotée par Gilles Berton.
Si la relance se confirme au fil des mois, Socari pourrait redevenir un acteur stable du paysage industriel de la Vienne, renforçant l’écosystème local des remorques et équipements pour poids lourds et consolidant une activité autrefois menacée de disparaître.