Une procédure engagée à la demande de l’entreprise
Le tribunal des activités économiques de Lyon a prononcé, jeudi 2 juillet, le placement en redressement judiciaire de la société Lamberet, spécialisée dans la carrosserie frigorifique et implantée à Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain). La mesure, sollicitée par l’entreprise elle‑même et appuyée par l’avis favorable de son comité social et économique, ouvre une période d’observation de six mois destinée à permettre la recherche de solutions pour assurer la pérennité du groupe.
Maintien de l’activité et effectifs
Durant cette phase, la direction indique que l’activité sera maintenue sur l’ensemble des sites et que l’entreprise continuera de faire appel à ses équipes. Lamberet emploie, d’après les chiffres communiqués, 986 salariés en France, ainsi que 100 en Allemagne et 20 en Espagne. Le tribunal et les acteurs locaux suivront les démarches engagées pour stabiliser la situation financière tout en cherchant à préserver l’emploi.
Contexte économique et finances
La direction reconnaît que les mesures déjà mises en place ces derniers mois n'ont pas suffi à compenser une détérioraton du contexte économique, aggravée selon elle par des tensions géopolitiques. Malgré cela, le groupe met en avant des atouts jugés solides : un carnet de commandes rempli, une clientèle fidèle et une notoriété importante sur le marché de la carrosserie frigorifique.
"Notre priorité est inchangée : préserver l’activité, protéger les emplois, valoriser nos savoir-faire et construire les conditions d’un avenir durable pour Lamberet SAS"
Cette déclaration est signée du directeur général, Stefano Chmielewski.
Chiffres récents
| Année / Période | Indicateur |
|---|---|
| 2024 | 237 millions d'euros de chiffre d'affaires |
| 2025 | Baisse du chiffre d'affaires (non chiffrée publiquement) |
| 1er semestre 2026 | Progression du chiffre d'affaires selon la direction |
Ce que cela implique localement
Pour les salariés et les sous-traitants basés dans l’Ain, l’ouverture d’une période d’observation est une étape critique : elle protège l’entreprise contre des actions collectives immédiates des créanciers et laisse une marge de manœuvre pour réorganiser l’activité ou trouver des repreneurs éventuels. Les représentants du personnel, déjà consultés, joueront un rôle clé dans les prochains mois pour suivre les solutions proposées par la direction et le tribunal.
- Durée : période d’observation de six mois
- Objectif : stabiliser l’activité et assurer la pérennité
- Effectifs : 986 salariés en France, 120 à l’international
- Chiffre d’affaires : 237 M€ en 2024, reprise en 1er semestre 2026 selon l’entreprise
Les prochaines semaines devraient voir la présentation de plans d’action financier et opérationnel au tribunal. Les autorités locales, les représentants des salariés et les clients suivront de près l’évolution de ce dossier qui concerne directement l’emploi industriel dans le bassin de production de l’Ain.
Les riverains et personnes concernées pourront s’informer auprès des représentants du CSE et de la direction au fur et à mesure des décisions qui seront rendues publiques durant la période d’observation.