Un virage pour le numérique scolaire dans le sud des Landes
Changement notable à venir pour les familles du territoire de MACS (Maremne Adour Côte-Sud) : à partir de la prochaine rentrée, les tablettes attribuées aux élèves du primaire ne sortiront plus des établissements. Le dispositif, en place depuis plus de dix ans à partir du CE2, permettait jusqu’ici aux enfants d’utiliser cet outil en classe et à la maison avant restitution en juin. La communauté de communes acte désormais une utilisation strictement scolaire et mutualisée entre classes.
Limiter la surexposition aux écrans à la maison
Cette réorientation répond en premier lieu à une préoccupation exprimée par les élus : la réduction du temps d’écran hors temps scolaire.
« Les tablettes ne rentrent plus à la maison, elles restent à l'école. C'est avant tout un choix responsable aussi, puisque nos enfants sont quand même surexposés aux écrans. [...] Maintenant, on a 99 % des familles qui sont équipées. Et par conséquent, c'est vrai qu'on peut réévaluer cet outil aujourd'hui »
déclare Céline Fournier, adjointe au maire de Capbreton et vice-présidente de MACS en charge de l’enfance, de la jeunesse et de la famille.
Un parc réduit et des usages recentrés sur la classe
Cette évolution s’accompagne d’un ajustement du parc matériel. Les tablettes, auparavant distribuées individuellement à plusieurs milliers d’élèves, seront désormais proposées en sets partagés à l’échelle des écoles. La collectivité annonce une réduction de 3 000 unités à environ 800, ce qui recentre l’outil sur des séquences pédagogiques ciblées et encadrées par les enseignants.
| Avant | À la rentrée |
|---|---|
| Prêt individuel à partir du CE2, utilisation en classe et à domicile | Usage sur place uniquement, en partage entre classes |
| Parc estimé à 3 000 tablettes | Parc ramené à environ 800 tablettes |
Pourquoi maintenant ? Un contexte familial transformé
Au lancement du programme il y a une décennie, l’objectif répondait aussi à un enjeu d’accès au numérique dans les foyers du territoire. La situation ayant fortement évolué — 99 % des familles seraient aujourd’hui équipées —, MACS juge pertinent d’adapter son action. Ce recalibrage vise à réserver l’outil aux apprentissages en classe, tout en limitant l’exposition aux écrans à la maison.
Conséquences pour les familles et les écoles
- Plus de transport quotidien de matériel : les enfants n’emporteront plus de tablette le soir ni le week-end.
- Devoirs et révisions : la collectivité privilégie un usage à l’école. Les enseignants adapteront les séances numériques au temps de classe.
- Organisation matérielle : les écoles se partageront des lots, impliquant planification et rotation des usages selon les projets pédagogiques.
Pour les parents, ce changement pourrait réduire la tentation d’un usage récréatif prolongé et faciliter la régulation du temps d’écran au domicile. À l’école, le partage impose une gestion plus fine des créneaux et une priorisation des activités nécessitant réellement un support numérique.
Un cap posé, des attentes pratiques
La décision offre un cadre clair à quelques semaines de la rentrée : les tablettes restent dans les murs des établissements. Elle traduit une volonté d’aligner la politique numérique éducative avec l’équipement actuel des ménages et les alertes récurrentes autour de la surexposition des enfants aux écrans. Côté terrain, la réussite du dispositif dépendra de l’organisation des écoles pour garantir un accès régulier aux appareils lorsque les apprentissages le requièrent.
Ce qu’il faut retenir
- À la rentrée, fin de l’emport des tablettes à la maison pour les écoliers du primaire de MACS.
- Objectif affiché : limiter le temps d’écran à domicile et concentrer les usages en classe.
- Parc réduit de 3 000 à 800 tablettes, partagées entre classes.
Les établissements et la communauté de communes communiqueront aux familles, à l’approche de la reprise, les modalités pratiques propres à chaque école (prêts internes, créneaux d’utilisation, projets pédagogiques concernés).