Le sélectionneur confirmé malgré la déception du mondial
La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a tranché : Mohamed Ouahbi restera en poste. Annoncée lors du comité directeur, la décision met un terme aux spéculations qui entouraient l'avenir du sélectionneur, arrivé en mars dernier pour succéder à Walid Regragui, et dont la mission a été scrutée à la loupe après l'élimination face à la France (2-0).
Le maintien intervient au moment où le Maroc prépare les prochaines échéances : les qualifications pour la CAN, prévues entre septembre 2026 et mars 2027, puis la phase finale à l'été 2027. À cela s'ajoute une visibilité internationale renforcée — le pays est co-organisateur de la Coupe du monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal — qui accentue l'attention portée aux décisions fédérales.
Un message clair de la fédération
Le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, a profité de la réunion pour défendre le bilan collectif et pour dénoncer les attaques extérieures : la fédération affirme avoir assuré "les conditions optimales" de préparation et d'accompagnement, y compris la prise en charge des familles des joueurs. Le comité a appelé à une protection de l'environnement de l'équipe contre des informations nuisibles.
"De fausses informations qui nuisent aux performances"
Le ton est mesuré mais ferme : le comité directeur met en avant l'engagement des joueurs et qualifie la performance globale de la sélection en tournoi comme un exploit, rappelant notamment des résultats marquants face au Brésil et aux Pays-Bas.
Résultats et trajectoire
Sportivement, le comité souligne des motifs de satisfaction qui tempèrent la déception de l'élimination. On retient :
- Match nul contre le Brésil (1-1)
- Match nul contre les Pays-Bas (1-1 a.p., tab. 4-2)
- Élimination en quart face à la France, 2-0
| Éléments | Données |
|---|---|
| Classement FIFA (depuis 2018) | 84e → 6e |
| Période des qualifications CAN | sept. 2026 – mars 2027 |
Conséquences sportives et politiques
Le maintien d'Ouahbi est d'abord un pari sur la continuité. La FRMF choisit la stabilité à court terme pour préparer les qualifications de la CAN et le cycle menant à 2030. C'est aussi un signal politique : face à la pression médiatique et aux rumeurs évoquées par la fédération, l'instance veut s'ériger en rempart pour l'équipe nationale et ses performances.
Reste la tâche sur le terrain : transformer les acquis des derniers matches en régularité et répondre à l'attente d'une nation dont la progression au classement FIFA — de la 84e à la 6e place depuis 2018 — a élevé les exigences. Les prochains mois, à partir du lancement des qualifications en septembre, dessineront si cette confiance accordée à Ouahbi était justifiée.
La fédération a choisi la continuité ; la suite, elle devra la mesurer match après match.