Un site d’entraînement remis aux normes
Le champ de tir de la forêt de Montech, site centenaire installé à la lisière des communes de Montech, Montbartier et Bressols, s’apprête à accueillir de nouveau des entraînements militaires. Après plusieurs années de concertation avec les mairies concernées et des travaux techniques, l’homologation vient d’être confirmée. À partir de la rentrée de septembre 2026, des contingents reprendront l’activité, dans un cadre strictement encadré.
Un calendrier limité et prévisible
Pour répondre aux attentes des habitants et des usagers de la forêt d’Agre, l’activité sera cantonnée à quatre jours par semaine et suspendue pendant les périodes de forte fréquentation.
| Période d’activité | Jours | Restrictions |
|---|---|---|
| À compter de septembre 2026 | Du lundi au jeudi inclus | Hors vacances scolaires et jours fériés |
Ce cadrage doit limiter les nuisances sonores et préserver la pratique des loisirs en fin de semaine.
Dépollution, réduction du champ de tir et équipements
Avant cette reprise, un important chantier de sécurisation a été conduit. Pendant 6 à 8 mois, des opérations ont permis d’extraire des munitions anciennes, parfois encore actives, remontant à la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement, la zone de tir a été réduite, passant d’environ 600 à 300 mètres, afin de mieux contenir les trajectoires et de resserrer le périmètre de sécurité.
Le cœur du dispositif repose désormais sur un stand de tir évolutif et semi-fermé, conçu pour fonctionner en toutes conditions et limiter les risques vers l’extérieur. L’objectif affiché est clair : permettre l’entraînement tout en préservant l’accès au vaste poumon vert du secteur.
« Le site vient juste d’être homologué et il n’y a aucune problématique liée à la sécurité. […] On pourra tirer sans interdire l’accès à la forêt d’Agre », souligne le colonel Jérôme Christ, délégué militaire départemental.
Un dispositif de sécurité visible sur le terrain
Lors des séances, un protocole d’encadrement sera mis en place pour sécuriser le périmètre immédiat :
- Installation de barrières levantes aux accès concernés le temps des tirs.
- Présence de vedettes de tir, positionnées en différents points, en communication permanente.
- Mise en place d’un système anti-ricochet au sein du stand.
- Nombreux panneaux d’information pour les promeneurs.
Les entraînements annoncés concernent des tirs tendus avec de petites munitions d’armes légères. Le commandement insiste sur le caractère encadré et répétitif de ces manœuvres, afin d’offrir de la lisibilité aux riverains et aux usagers.
Concertation et information des riverains
La reprise a été précédée de réunions avec les municipalités de Montech, Montbartier et Bressols. Cette concertation se poursuivra à mesure que le site remontera en puissance, avec une information renforcée en amont des périodes d’activité. L’objectif affiché est d’anticiper les interrogations sur la sécurité, les moments de tir et les zones temporairement contrôlées, sans remettre en cause l’accessibilité générale de la forêt.
Un département au rôle militaire accru
Au-delà de Montech, le Tarn-et-Garonne, souvent décrit comme l’un des départements les plus militarisés du pays, s’apprête à franchir un nouveau palier. Selon les orientations présentées, la création de deux nouvelles compagnies et l’arrivée progressive de 700 militaires supplémentaires d’ici 2032 viendront consolider la présence des forces dans le territoire. Ce mouvement s’inscrit dans l’adaptation du dispositif national de défense et conforte le rôle stratégique de l’axe toulousain et de ses départements limitrophes.
Ce que cela change pour les usagers de la forêt d’Agre
La philosophie retenue est de maintenir l’accès à la forêt, en modulant ponctuellement les cheminements lors des créneaux d’entraînement. Les promeneurs, cyclistes, cavaliers et familles sont invités à respecter la signalétique déployée les jours concernés et à contourner les secteurs temporairement balisés. Le reste du temps, la fréquentation reste libre et sans restriction nouvelle.
La reprise d’activité, rendue possible par l’homologation et les aménagements réalisés, s’accompagne d’engagements précis : un calendrier fiable, des procédures visibles et une communication locale appuyée. Dans un département où la présence militaire est déjà forte, le retour encadré de ce champ de tir illustre la recherche d’un équilibre entre entraînement des forces et qualité de vie des habitants.