Un décès survenu après une injection dans un institut de Nice-Ouest
Une femme de 25 ans est décédée lundi 27 juillet dans un salon de beauté de Nice-Ouest, après avoir fait un malaise immédiatement après une injection de lidocaïne, un anesthésiant, administrée avant l'injection de botox, a indiqué le parquet.
La victime ne s'est pas réveillée malgré les tentatives de réanimation menées par la personne qui avait pratiqué l'injection. L'intervention des secours n'a pas permis de la ranimer : elle se trouvait en arrêt cardio-respiratoire à leur arrivée et a été déclarée morte sur place.
Une enquête en flagrance et des mises en examen
Une enquête de flagrance a été ouverte et confiée au SLPJ de Nice en co-saisine avec l'ARS PACA, a précisé le procureur de Nice, Damien Martinelli. Trois personnes ont été rapidement mises en examen dans le cadre de cette enquête ; deux d'entre elles ont été placées en détention provisoire.
Les chefs retenus sont notamment : « exercice illégal de la médecine », « homicide involontaire » et « administration de substances nuisibles ».
Une perquisition a été menée au sein du local niçois. Les enquêteurs y ont saisi de nombreux produits, neufs et usagés : médicaments, seringues et des produits injectables présentés comme provenant d'Asie. Les forces de l'ordre ont également retrouvé 1 500 euros en liquide.
- Date des faits : lundi 27 juillet, vers 15h
- Victime : femme, 25 ans
- Mises en examen : 3 personnes ; détention provisoire pour 2
| Autorité | Rôle |
|---|---|
| Procureur de Nice | Communications et poursuites |
| SLPJ de Nice | Enquête judiciaire |
| ARS PACA | Contrôle sanitaire co-saisine |
Sur le plan local, cet événement relance les questions de sécurité et de régulation autour des actes esthétiques pratiqués hors du cadre médical. Les autorités sanitaires et judiciaires sont désormais saisies pour établir précisément les circonstances du malaise et déterminer les responsabilités pénales et administratives.
Les investigations portent tant sur l'identification des produits utilisés que sur les conditions de réalisation des injections et la qualification des intervenants. Toute nouvelle information fournie par le parquet ou l'ARS sera suivie de près par la rédaction.