Une succession d’événements qui interroge la direction de la ville
Le retrait de Delphine Labails de la tête de la mairie de Périgueux reste au centre des discussions politiques locales. Selon l’enquête publiée par Dordogne Libre, des élus de la majorité affirment que la décision de la maire de se retirer aurait été accélérée par un groupe restreint d’adjoints chargés de répondre au diagnostic RH demandé par l’opposition.
Le document évoqué est un audit qui aurait mobilisé 80 agents et élus. Plusieurs interlocuteurs, cités par le journal, estiment que parmi les personnes entendues figureraient six membres du cercle rapproché de l’ancienne maire, ce qui aurait contribué à précipiter les événements.
La tenue et la chronologie des rencontres décrites dans le reportage montrent une montée en pression au sein de la majorité municipale : trois réunions se seraient tenues en l’espace de cinq jours au début du mois de décembre, et un moment décisif s’est produit lors d’une rencontre à la résidence de l’élue, le vendredi 13 décembre, selon les sources.
« C’est le cercle proche de Delphine Labails qui l’a fait partir. »
Cette phrase, rapportée au fil de l’enquête, illustre l’accusation portée par certains élus. Le premier adjoint, Emeric Lavitola, désormais maire par intérim, confirme la tenue d’un diagnostic opérationnel mais s’en tient à attendre les conclusions formelles du cabinet d’études avant toute communication.
Des accusations de gestion «autocratique» et des tensions internes
Plusieurs témoins anonymes cités dans l’article décrivent une situation de travail tendue : une gestion très centralisée de la part de la maire, des relations parfois conflictuelles et des incidents de nature à provoquer lassitude et colère parmi les équipes. L’une des sources indique que ce mode de gouvernance aurait généré « fatigue, colères et vexations », des termes qui expliqueraient, selon elle, la fragilisation du climat interne.
Les élus évoquent aussi une volonté de confidentialité autour de l’audit, « parce que les six personnes entendues recevraient des éclaboussures », formule rapportée par les enquêtrices. Pour le moment, le rapport reste confidentiel et sa diffusion doit, d’après la municipalité, suivre un calendrier précis : réception, transmission aux organisations syndicales, puis présentation au conseil municipal, annoncée en janvier.
- Audit : 80 agents et élus entendu·es
- Six personnes proches de la maire identifiées par certaines sources
- Réunions : trois rencontres en cinq jours, dont un échange à domicile le 13 décembre
La séquence a laissé des élus inquiets quant à la manière dont les affaires internes seront présentées à la population et aux organisations représentatives du personnel. L’exécutif intérimaire, lui, reste prudent : il appelle au respect de la procédure et au soin dans la communication des éléments, une posture destinée à contenir les effets politiques et syndicaux d’une affaire encore inachevée.
| Élément | Informations disponibles |
|---|---|
| Audit | Portée sur 80 agents et élus |
| Personnes concernées | Six mentionnées comme proches de l’ancienne maire |
| Réunions clés | Trois réunions en cinq jours ; rencontre le 13 décembre |
En attendant la publication des conclusions du cabinet d’études, la municipalité et les organisations syndicales devront concilier droit à l’information, protection des personnes entendues et apaisement du climat politique local. Pour les habitants de Périgueux, le calendrier de restitution du rapport sera un moment clef : il déterminera si la crise interne se transforme en refonte des méthodes de gouvernance ou reste une période de tensions désormais figée dans les mémoires municipales.
La suite des événements dépendra donc des conclusions officielles et des décisions que prendra le conseil municipal lors de sa prochaine séance, annoncée en janvier par la majorité.