Un îlot des années 1950 remis en ordre de marche
Rue Ludovic-Trarieux, au cœur du quartier Clos-Chassaing, les immeubles en pierre claire portent encore, au faîte de l’un d’eux, les armoiries de Périgueux. Après six mois de chantier, leur cadre de vie vient d’être retissé dans un esprit de résidentialisation : accès canalisés, espaces communs apaisés, voisinage mieux défini. L’office public Périgord Habitat, qui administre 9 500 logements dans le département, y a consenti un investissement précis et ciblé : 614 723 euros pour une résidence qui compte 84 logements.
Des accès sécurisés et une cour de vie réaménagée
Le périmètre de la résidence a été clos, avec des barrières à télécommande réservées aux habitants. Cette demande, formulée en amont, a guidé l’un des volets du chantier. Comme l’a résumé Alexandre Laporte, directeur du patrimoine à Périgord Habitat :
« Nous avons créé un espace clos et sécurisé, avec des barrières actionnées par télécommandes, à la demande des habitants ».
À l’intérieur, la circulation a été repensée. Un parc de 60 places de stationnement a été installé au sein de l’enceinte. Les réseaux ont fait l’objet de travaux d’assainissement. Autre geste qui compte dans ce quartier familial : le square Yves-Perron, jouxtant la résidence, a été agrandi, structurant une poche de fraîcheur et de rencontre où ont été posés des bancs. Un boulodrome s’y dessine désormais, appelant les après-midis d’été à l’ombre des arbres.
Une inauguration en présence des locataires
Le chantier, mené à bien et inauguré le mardi 30 juin, a réuni sur place les responsables de Périgord Habitat, le maire de Périgueux Michel Cadet, la vice-présidente du Département chargée de la solidarité Mireille Volpato, et de nombreux résidents. Le président de Périgord Habitat, Germinal Peiro, a insisté sur la conduite partagée du projet :
« Ces travaux, qui ont pris six mois et coûté 614 723 euros, visent à vous rendre la vie plus agréable car la réhabilitation, on la fait avec vous après vous avoir concertés ».
Cette méthode de coconstruction, déployée à l’échelle de l’ensemble immobilier, a encadré les priorités : sécurité des accès, apaisement des abords, requalification des espaces partagés. Elle répond à des attentes quotidiennes — se garer, laisser jouer les enfants, traverser la cour — souvent exprimées pendant les concertations.
Un financement fléché et des usages clarifiés
La résidentialisation a été financée par Périgord Habitat grâce à un prêt de 600 000 euros obtenu auprès de la Banque de France. Le calibrage budgétaire et le calendrier resserré ont permis d’enchaîner les interventions techniques (assainissement, voirie intérieure) avec les aménagements d’usage (mobilier, cheminements, boulodrome) sans interrompre la vie du site.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Durée des travaux | 6 mois |
| Coût total | 614 723 € |
| Logements concernés | 84 |
| Places de stationnement | 60 |
| Financement | Prêt 600 000 € (Banque de France) |
Un quartier qui respire mieux
Au-delà des portails et des télécommandes, l’enjeu se lit dans les usages. L’agrandissement du square Yves-Perron et la création d’assises renforcent la fonction d’espace public de proximité. Le terrain de pétanque, déjà investi, redonne à la cour la convivialité d’un village. L’enceinte sécurisée, elle, sert à clarifier les limites entre domaine résidentiel et flux extérieurs, tout en facilitant la gestion quotidienne du site. Sur les façades, les armoiries de Périgueux restées bien visibles rappellent l’histoire de ces immeubles des années 1950, matrice urbaine d’un temps où l’on bâtissait pour loger largement et durablement.
Ce que cela change pour les habitants
- Des accès distincts et maîtrisés pour les résidents, avec barrières à télécommande.
- Un stationnement intérieur de 60 places, réduisant la pression sur la rue Ludovic-Trarieux.
- Un square attenant agrandi, équipé de bancs et d’un boulodrome, favorisant les rencontres.
À la clef, une tranquillité accrue, une lisibilité des espaces et des points de repos à deux pas des halls. Les interventions d’assainissement, moins visibles, sécurisent elles aussi l’avenir du site en limitant les pannes et les désordres.
Un jalon pour le parc social périgourdin
Cette opération, modeste par son périmètre mais concrète par ses effets, s’inscrit dans une chaîne d’initiatives portées par l’office public sur l’agglomération. La résidence Trarieux, avec ses façades de l’après-guerre et sa vie de cour réactivée, montre qu’une résidentialisation ciblée peut rééquilibrer les usages sans dénaturer. Pour les 84 familles concernées, le quotidien change dès l’entrée du portail. Pour le quartier, l’agrandissement du square offre une respiration supplémentaire et une promesse d’ombre, de jeu et de sociabilité, à deux pas des armoiries qui veillent toujours sur les toits.