Une enquête coordonnée mobilise la Haute‑Corse
Des sociétés de gestion de déchets implantées en Haute‑Corse ont été visées par des perquisitions à la fin du mois de juin dans le cadre d'une vaste opération judiciaire. L'action, conduite les 23 et 24 juin, s'inscrit dans trois informations judiciaires ouvertes à Marseille pour des transferts transfrontaliers présumés de déchets.
Les investigations sont pilotées par des magistrats du tribunal judiciaire de Marseille, au sein du pôle santé publique et environnement (PSPE) et de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS). Le procureur de la République de Marseille a diffusé les éléments de l'opération dans un communiqué rendu public le 10 juillet.
Opération conjointe et internationale, elle a mobilisé près d'une centaine d'enquêteurs et entraîné la perquisition d'une vingtaine de sites répartis entre la Corse et plusieurs départements du continent. Les autorités espagnoles ont participé aux actions, ciblant des liaisons présumées actives entre la France et la Catalogne depuis 2024.
- Dates : opérations les 23 et 24 juin ; communiqué le 10 juillet.
- Champ d'enquête : trois informations judiciaires ouvertes le 10 février 2026.
- Nombre de sites perquisitionnés : environ 20, dont certains en Haute‑Corse.
Plusieurs services ont été mobilisés sur le terrain et en coordination internationale. Parmi eux figurent l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (OCLAESP), la section de recherches de Corse, l'Unité nationale cyber (UNCyber), la gendarmerie nationale et le Service de protection de la nature espagnol (Seprona). L'opération a aussi bénéficié de l'appui d'Eurojust.
| Organisme | Rôle |
|---|---|
| OCLAESP | Enquête environnementale |
| Section de recherches de Corse | Opérations locales |
| UNCyber | Investigations numériques |
| Seprona (Espagne) | Actions conjointes transfrontalières |
Sur le terrain en Haute‑Corse, les perquisitions visent à rassembler des éléments matériels et documentaires permettant de préciser les circuits supposés de transferts de déchets hors des voies légales. Les investigations portent sur plusieurs filières, sans que le procureur n'ait, à ce stade, communiqué d'identités ou de poursuites formelles.
Pour les entreprises locales concernées, ces saisines suscitent des interrogations sur l'ampleur des dossiers et les conséquences juridiques et économiques à venir. Côté institutionnel, la procédure montre la volonté des autorités de cibler les pratiques illégales en matière de gestion des déchets, notamment lorsqu'elles franchissent les frontières.