Fermeture programmée et interrogation des patients
La nouvelle est tombée par courrier. Datée du 12 juin, la lettre adressée aux patients informe que le centre dentaire de la Caisse primaire d'assurance maladie de la Vienne, installé dans les locaux du centre d'examens du quartier de Saint‑Éloi, cessera définitivement son activité au 1er septembre 2026. L'annonce, reçue à la mi‑juin, a provoqué colère et inquiétude chez les usagers.
«
Je crois que nous sommes des centaines de patients à nous retrouver brutalement et sans explications sans dentiste. (...) Je vais faire comment pour le dentiste maintenant ?» confie une patiente contactée après la réception du courrier.
Un courrier axé sur le dossier médical, pas sur les raisons
Le courrier de la CPAM met l'accent sur la continuité du suivi médical et sur les modalités de récupération des dossiers : demande écrite ou retrait sur place sur rendez‑vous. Il n'explique en revanche pas les motifs de la fermeture. Les patients évoquent pourtant des éléments concrets : l'un des praticiens du site serait parti à la retraite, selon des témoignages.
Un paysage de soins dentaires déjà fragilisé
Cette annonce s'inscrit dans une série de difficultés affectant l'offre de soins à Poitiers. La disparition programmée du centre de Saint‑Éloi suit d'autres fermetures ou tensions : des établissements de soins ont récemment fermé ou connu des déconventions, laissant « des milliers de patients » sans solution dans certains cas et fragilisant davantage la continuité des prises en charge.
- 12 juin : date de la lettre envoyée aux patients.
- 1er septembre 2026 : date de cessation d'activité annoncée.
- Patients concernés : « des centaines », selon les témoignages.
| Date | Objet |
|---|---|
| 12 juin 2026 | Courrier de la CPAM aux patients |
| 1er septembre 2026 | Fermeture effective annoncée |
Conséquences locales et perspectives
Sur le terrain, la fermeture soulève plusieurs enjeux pour Poitiers :
- la difficulté pour les patients de retrouver un praticien, alors que peu de cabinets acceptent de nouveaux patients ;
- l'impact financier et social pour des usagers qui appréciaient les tarifs pratiqués au centre ;
- la charge administrative liée au transfert des dossiers médicaux et à l'organisation de rendez‑vous de fin d'activité.
Au moment de la publication, la CPAM de la Vienne a été sollicitée par courriel mais aucune explication détaillée sur les motifs de la fermeture n'avait été fournie. La question de la continuité des soins reste centrale pour les autorités locales et les associations d'usagers, alors que d'autres structures affichent des difficultés financières ou organisationnelles.
Ce que peuvent faire les patients
Les personnes concernées sont invitées à récupérer leur dossier médical par demande écrite ou à prendre rendez‑vous pour un retrait sur place, selon les modalités précisées par la CPAM. Pour le suivi dentaire, il faudra anticiper la recherche d'un nouveau praticien, en contactant notamment les maisons de santé, les services sociaux ou les associations locales d'accès aux soins qui peuvent aider à réorienter les patients.
La fermeture du centre de Saint‑Éloi pose une fois de plus la question de l'organisation des soins de proximité à Poitiers. À court terme, l'enjeu est d'assurer une transition la moins brutale possible pour les centaines d'usagers concernés ; à moyen terme, il appartient aux acteurs de santé et aux autorités locales d'envisager des solutions durables pour restaurer une offre dentaire accessible.