La ville ferme le site et organise le départ des animaux
La municipalité de Poitiers a décidé de mettre un terme définitif à l’exploitation du parc animalier du Bois de Saint-Pierre, situé à Smarves, et d’engager le transfert des animaux vers d’autres structures. Le parc était fermé depuis l’ouverture d’une enquête administrative sollicitée après des accusations de maltraitance portées par l’association PAZ.
Dans son communiqué, la mairie rappelle avoir « vérifié ces prétendues négligences, maltraitances animales, défaillances de soins, manquements aux règles sanitaires et administratives ». Les conclusions, selon la collectivité, écartent une volonté de nuire :
« l’enquête conclut qu’il n’y a pas eu de maltraitances intentionnelles et qu’à aucun moment il n’y a eu d’intention de nuire au bien‑être et à la santé des animaux »
Cependant, l’analyse met en lumière des problèmes d’organisation et de financement. La mairie évoque un non‑respect de certaines procédures administratives et un manque d’investissement chronique qui, cumulés, rendent impossible la remise en état nécessaire pour maintenir les animaux sur place.
Quels animaux et quelles suites pour le site ?
Les pensionnaires cités par la ville — lynx, alpagas, singes et oiseaux — seront transférés vers des refuges ou d’autres établissements adaptés. La municipalité ne précise pas encore les destinations ni le calendrier exact des transferts.
- Les animaux identifiés à ce stade : lynx, alpagas, singes, oiseaux.
- Le parc était fermé depuis l’enquête administrative.
- La mairie invoque des contraintes budgétaires pour justifier la non‑réouverture.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Statut du parc | Fermeture définitive |
| Motif officiel | Insuffisance des moyens et non‑respect de procédures (pas de malveillance constatée) |
| Animaux | Lynx, alpagas, singes, oiseaux (transfert prévu) |
La décision marque la fin d’un lieu apprécié des familles poitevines et soulève des interrogations sur la gestion et la préservation d’un petit patrimoine local. La mairie indique qu’« une réflexion sera menée sur le devenir du site animalier, dans un contexte budgétaire contraint », dans le cadre de la réhabilitation en cours du Bois de Saint‑Pierre.
Pour les riverains et les visiteurs habituels, restent les questions pratiques : où seront relogés les animaux, quel calendrier pour les transferts, et quelle nature prendra la future réhabilitation du site ? La municipalité devra fournir des précisions dans les semaines à venir, alors que l’émotion suscitée par la fermeture risque d’alimenter le débat local sur les priorités budgétaires et la place des espaces animaliers municipaux.