Un trafic supposé et des animaux en souffrance jugés ce vendredi
Ce vendredi 31 juillet, le tribunal correctionnel d'Évry-Courcouronnes se penche sur une affaire de trafic et de maltraitance impliquant près de 300 teckels nains. L'association Stéphane Lamart est venue défendre les intérêts des animaux et sera représentée par Maître Patrice Grillon lors de l'audience.
Les prévenus sont deux femmes d'origine roumaine poursuivies notamment pour escroquerie en bande organisée, mauvais traitements sur animaux et infractions liées à l'élevage et à la commercialisation. Un vétérinaire est également mis en examen pour son rôle présumé dans la délivrance de documents servant à la traçabilité des chiots.
« Nous attendons de la justice une réponse ferme à la hauteur de la gravité des faits reprochés et des souffrances subies par les animaux »
Les investigations ont débuté en septembre 2025, après la saisie de deux chiots vendus illicitement sur un marché. Les policiers ont alors constaté un lien entre ces animaux et un vétérinaire. D'autres découvertes ont suivi : en novembre, des riverains de Leuville-sur-Orge ont alerté la police, incommodés par des hurlements répétés provenant d'un appartement. Le 21 décembre 2025, huit chiots d'environ deux mois et demi ont été découverts sur place.
- Septembre 2025 : saisie de deux chiots vendus illicitement
- Novembre 2025 : signalement pour hurlements à Leuville-sur-Orge
- 21 décembre 2025 : découverte de huit chiots dans un appartement
- 31 juillet 2026 : audience au tribunal d'Évry-Courcouronnes
Selon l'accusation, la commercialisation des chiots aurait reposé sur une traçabilité fournie par le vétérinaire qui, d'après les éléments du dossier, comporterait des informations « présentées comme erronées, fictives ou incohérentes ». Ces documents sont centraux : ils permettent habituellement de prouver l'origine et la conformité sanitaire des animaux lors de leur vente.
| Élément | Description |
|---|---|
| Nombre d'animaux concernés | Près de 300 teckels nains |
| Personnes mises en cause | Deux femmes (origine roumaine) et un vétérinaire |
| Inculpations | Escroquerie en bande organisée, mauvais traitements, infractions à l'élevage et à la commercialisation |
| Tribunal | Tribunal correctionnel d'Évry-Courcouronnes |
Au-delà des poursuites pénales, l'affaire soulève des questions sur les réseaux d'importation et de revente d'animaux, le contrôle vétérinaire et la protection des acheteurs. Les victimes humaines existent aussi : des personnes qui ont acquis des chiots en pensant respecter la réglementation et la santé des animaux se retrouvent, parfois, confrontées à des pathologies ou à des documents suspects.
Localement, cette procédure mobilise les associations de protection animale et interroge les professionnels : comment mieux prévenir ce type de trafics, renforcer les contrôles et informer les futurs propriétaires ? Les réponses attendues du tribunal vendredi seront scrutées par les défenseurs des animaux et les services vétérinaires.
Le dossier, très suivi dans le département, rappelle que la vigilance des riverains et la coopération entre associations et forces de l'ordre ont été déterminantes pour mettre au jour ce réseau présumé. Le jugement donnera une première décision publique sur la responsabilité pénale des mis en cause et, peut‑être, des pistes pour améliorer la lutte contre la maltraitance et le commerce illégal d'animaux en Essonne.