Une vague numérique qui déborde sur le terrain
Depuis la fin juillet, le CHU de Reims et l'Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne subissent une serie d'incidents coordonnés en ligne et par téléphone. L'origine : des vidéos publiées par une influenceuse qui affirme y avoir été hospitalisée contre son gré. Ces publications ont déclenché une réaction vive parmi ses abonnés, qui ont pris pour cible les deux établissements.
Appels répétés, avis négatifs, sécurité renforcée
Selon les informations relayées par les médias locaux, l'EPSM a enregistré un très grand nombre d'appels malveillants, souvent menaçants ou insultants. Le CHU de Reims, lui, a constaté une vague d'avis négatifs sur Google — près de 700 mentions hostiles ont été recensées puis supprimées par l'hôpital. Face à cette pression, les deux structures ont augmenté leur dispositif de sécurité pour protéger patients et personnels.
«plusieurs milliers d'appels», dont beaucoup «menaçants et insultants»
Réactions et voies légales
L'EPSM a porté plainte et effectué un signalement auprès du procureur de la République de Reims. Une manifestation «physique» devant le CHU avait été évoquée sur les réseaux sociaux, avant d'être finalement abandonnée par les internautes organisateurs. Les établissements, pour leur part, restent tenus au secret médical et ne confirment ni n'infirment les allégations de la jeune femme mises en ligne.
Ce que cela dit de nos usages numériques
Cette affaire met en lumière la capacité des communautés en ligne à transformer une polémique en pression concrète sur des services publics. Pour les hôpitaux, le risque n'est pas seulement d'ordre médiatique : il pèse sur le fonctionnement quotidien, la sérénité des équipes soignantes et la prise en charge des patients.
Informations pratiques pour les Rémois
- En cas d'urgence médicale, composez le 15 ou rendez-vous au service d'urgences du CHU.
- Pour signaler des appels malveillants visant un établissement, contactez la police ou la gendarmerie locale.
- Les signalements en ligne (harcèlement, menaces) peuvent aussi être transmis via la plateforme officielle Pharos ou directement au parquet.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Période | Début des incidents : mardi 28 juillet (signalé début août) |
| Volume d'appels | Qualifié de «plusieurs milliers d'appels» par l'EPSM |
| Avis en ligne | Près de 700 avis négatifs recensés sur Google (supprimés au CHU) |
La situation reste sous surveillance judiciaire et administrative. Pour les Rémois, elle rappelle l'impact immédiat qu'une information virale peut avoir sur des structures de soin et la nécessité de distinguer enquêtes, droits des patients et réactions émotionnelles du public.