Une décision préfectorale prise pour faire cesser un état d'insalubrité
La préfecture d'Ille-et-Vilaine a prononcé l'interdiction d'accès à trois immeubles situés au 11, 13 et 15 rue Pont-aux-Foulons, dans le centre ancien de Rennes, non loin de la place Saint-Anne. La mesure vise à faire cesser un état d'insalubrité et des risques structurels susceptibles, selon l'autorité, d'entraîner un effondrement.
Sur place, les services compétents ont procédé aux premières opérations d'évacuation des logements concernés. Les habitants relogés ou pris en charge bénéficient des dispositifs d'urgence prévus en cas d'habitat indigne, mobilisant la préfecture et les autorités locales.
« moisissures, présence de nuisibles… »
Ces constats sanitaires et techniques figurent au cœur de la décision : moisissures et nuisibles ont été relevés par les investigations, qui ont conduit à classer la situation comme présentant un risque grave pour la sécurité des occupants.
Conséquences immédiates et questions pour l'avenir
La condamnation d'accès suspend les usages habituels des locaux et pose des questions pratiques pour les occupants mais aussi pour le quartier : accès aux commerces, gestion des déchets et sécurité des bâtiments mitoyens. Les services municipaux et la préfecture vont devoir préciser :
- le calendrier et la nature des travaux nécessaires ;
- les modalités de relogement ou d'accompagnement social pour les personnes évacuées ;
- la procédure de mise en sécurité et d'éventuelle réhabilitation ou démolition.
| Adresse | Décision |
|---|---|
| 11 rue Pont-aux-Foulons | Accès interdit |
| 13 rue Pont-aux-Foulons | Accès interdit |
| 15 rue Pont-aux-Foulons | Accès interdit |
La rue Pont-aux-Foulons se trouve au cœur du centre historique rennais : toute intervention lourde nécessitera une coordination entre prefecture, mairie et propriétaires. Les services municipaux de l'habitat sont susceptibles de lancer des expertises complémentaires pour évaluer l'étendue des désordres et la conduite à tenir.
Pour les riverains, la priorité reste la sécurité. Les autorités ont déjà pris des mesures provisoires, et une communication détaillée sur les solutions de relogement et le calendrier des travaux est attendue dans les prochains jours.
La situation illustre, en creux, les tensions persistantes autour de l'entretien du parc immobilier ancien en centre-ville et des outils publics pour prévenir la dégradation des bâtiments et protéger les occupants.