Prise de position du maire de Saint-Denis
Depuis les hauteurs de la ville de Saint-Denis, où la vie politique municipale reste observée avec attention, la déclaration du maire Bally Bagayoko sur la DJ et militante LGBT Barbara Butch a provoqué des réactions. Interrogé vendredi matin sur TF1, l'édile a affirmé :
« En tant que maire, je n’aurais pas accueilli cette DJ, au vu de ses positions. »
Cette phrase, rapportée par la presse nationale, place la municipalité au cœur d'un débat qui dépasse la seule programmation culturelle : elle touche à la fois à la liberté d'expression, aux choix de partenariat culturel d'une collectivité et aux tensions liées au conflit israélo-palestinien.
Condamnation des violences et appel au recours judiciaire
Si le maire se déclare réservé sur l'accueil de l'artiste, il a en revanche clairement condamné les violences dont Barbara Butch a été victime lors d'un concert à Grenoble le 18 juillet. Selon ses propos repris par la presse, ces actes ne sont pas justifiables :
« Ses positions ne justifiaient pas des propos discriminants »,
et il a estimé que la DJ « a raison » de porter plainte. Il a par ailleurs « encouragé toute victime de propos racistes ou discriminants à saisir la justice ». Ces mots cherchent à distinguer la critique politique des passages à l'acte violents qui, de l'avis du maire, doivent être sanctionnés.
Contexte et antécédents évoqués
Dans l'entretien, Bally Bagayoko a aussi rejeté l'idée que sa formation politique, La France insoumise (LFI), soit responsable de l'interruption du concert, qualifiant l'initiative d'« locale et isolée » de militants isérois. La presse rappelle par ailleurs que certaines prises de position de l'artiste ont été critiquées par des responsables insoumis, notamment en lien avec une prestation à l'ambassade de France à Tel-Aviv en juin 2025 et un soutien antérieur — depuis regretté — à la loi dite Yadan, éléments mentionnés dans les articles.
- Déclaration du maire sur TF1 : refus d'accueillir Barbara Butch « au vu de ses positions ».
- Condamnation des violences lors du concert de Grenoble le 18 juillet et soutien à une démarche judiciaire.
- Négation d'une responsabilité de LFI dans l'interruption du concert ; description de l'action comme locale.
| Événement | Date |
|---|---|
| Interruption du concert à Grenoble | 18 juillet (2026) |
| Prestation à l'ambassade de France à Tel-Aviv | Juin 2025 |
Sur le terrain à Saint-Denis, ces prises de position peuvent entretenir des débats dans les milieux culturels, associatifs et politiques. Les programmateurs locaux, les collectifs LGBT et les acteurs de la vie culturelle de l'île regardent désormais de près la position municipale, qui peut influer sur les invitations, subventions et collaborations.
La déclaration du maire illustre aussi la difficulté pour les élus locaux à concilier choix éthiques, pressions d'opinion et impératifs de sécurité publique. À Saint-Denis, où la scène culturelle est dense et diverse, la municipalité devra prochainement préciser sa politique d'accueil des artistes et la manière dont elle entend garantir à la fois la liberté d'expression et la protection des personnes contre les propos et actes discriminants.
Pour l'heure, Bally Bagayoko maintient une ligne de fermeté contre la violence tout en prenant ses distances avec l'artiste sur le fond. Reste à voir si cette posture apaisera les tensions ou alimentera de nouvelles discussions au sein des salles, des associations et des arènes politiques locales.