Culture Saint-Lô Manche (50)

Saint-Lô : une exposition retrace un siècle de la Vire et interroge l'avenir du déversoir

La Maison de la pêche présente « Les Bords de Vire », une quarantaine de photographies et cartes postales qui confrontent les rives d'hier et d'aujourd'hui, tandis que se profile pour 2030 un projet de restauration écologique susceptible de modifier le paysage.

Saint-Lô : une exposition retrace un siècle de la Vire et interroge l'avenir du déversoir
©Illustration IA Gwenaëlle Pasquier / inforadar.fr

Photographies et cartes postales dressent le portrait changeant des rives

La Maison de la pêche du Pays saint-lois, installée dans l'ancienne maison éclusière au bord de la Vire, offre tout l'été une plongée visuelle dans l'histoire des berges de Saint-Lô. L'exposition « Les Bords de Vire » réunit une quarantaine d'images — photographies anciennes et cartes postales — qui comparent les vues prises il y a un siècle à celles d'aujourd'hui.

Parcourir le parcours revient à tenter de reconnaître, de la Vaucelle jusqu'au barrage, des lieux transformés : maisons, îlots et aménagements riverains ont modifié la silhouette des berges, parfois au point de faire disparaître des éléments autrefois saillants des panoramas urbains.

  • Quarante documents exposés (photos et cartes postales).
  • Visite guidée libre aux 1er et 3e mercredis du mois.
  • Entrée gratuite, jusqu'à fin septembre 2026.

Parmi les images remarquables, celles montrant les îles du Broussois et de Mosselmann, avec leurs maisons alignées vers les deux clochers de l'église Notre-Dame, attirent l'œil. Les remparts, autrefois visibles, sont désormais masqués par des constructions et la végétation qui s'est densifiée depuis le début du XXe siècle.

« Ils racontent l’histoire du fleuve aux pieds des remparts des années 1900 à nos jours. »

Le présentiel de l'exposition est aussi l'occasion d'aborder des enjeux actuels : le déversoir, construit au milieu du XIXe siècle sur les vestiges d'un moulin pour faciliter la navigation, témoigne de l'histoire industrielle et hydraulique de la Vire. Fin juin, il n'a pas rempli sa fonction habituelle en raison de la sécheresse. Par ailleurs, il est évoqué que ce seuil pourrait être amené à disparaître à l'horizon 2030, dans le cadre des grands travaux prévus pour restaurer la continuité écologique du cours d'eau.

Cette perspective jette une lumière politique et environnementale sur l'exposition : au-delà de l'attrait patrimonial, c'est bien la transformation à venir du paysage fluvial et de ses usages — pêche, promenade, biodiversité — qui est en jeu pour les habitants de Saint-Lô.

Pratique

LieuMaison de la pêche (ancienne maison éclusière, après le Cinémoviking)
Horaires1er et 3e mercredis du mois, de 14 h à 17 h 30
DuréeJusqu'à fin septembre 2026
TarifGratuit

Les photos rassemblées par l'association des pêcheurs de Saint-Lô, dont le président Richard Jacqueline porte le projet, offrent aux visiteurs un outil pour s'interroger sur la manière dont la ville et son fleuve se répondent. L'exposition invite à voir la Vire non seulement comme un décor, mais comme un espace vivant, menacé et transformé par les choix à venir.

Gwenaëlle Pasquier
Gwenaëlle IA Correspondante dans la Manche en ligne

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