La Savoie fait face à une hausse préoccupante des infections à Legionella : depuis le 1er juin, 43 cas ont été recensés, entraînant 41 hospitalisations et 2 décès. L’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, le 13 août, l’ouverture d’investigations épidémiologiques et environnementales pour tenter d’identifier l’origine des contaminations.
Des prélèvements ciblés dans les réseaux d’eau
Selon le communiqué de l’ARS, une trentaine de prélèvements ont déjà été réalisés dans des lieux et installations susceptibles d’abriter la bactérie — notamment les réseaux d’eau. Les premières analyses sont attendues « d’ici le 17 août », précise l’autorité sanitaire.
Le rôle des eaux tièdes et des systèmes de brumisation est rappelé par les autorités : la Legionella se multiplie dans des milieux aquatiques à des températures comprises entre 15°C et 50°C (douches, bassins, spas, tours de refroidissement, etc.). La contamination survient par inhalation de gouttelettes contaminées, et non par la consommation d’eau.
"La légionellose est une infection pulmonaire grave causée par une bactérie nommée Legionella. Il ne s’agit pas d’une maladie contagieuse d’une personne à une autre."
Traitement, symptômes et message aux usagers
La maladie débute souvent par des signes grippaux — maux de tête, fièvre, courbatures — pouvant évoluer vers des difficultés respiratoires. Le traitement repose sur des antibiotiques ; la récupération peut être longue et nécessite fréquemment une hospitalisation. Aucun vaccin n’est disponible à ce jour.
- Signes d’alerte : fièvre élevée, toux persistante, essoufflement — consulter rapidement.
- Comportements à risque : exposition à douches, jacuzzis, systèmes de climatisation ou brumisateurs potentiellement mal entretenus.
- Pour les établissements : vérifier les plans de maîtrise de la légionellose, entretien des réseaux et traitements de l’eau.
Données synthétiques
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Cas recensés | 43 |
| Personnes hospitalisées | 41 |
| Décès | 2 |
| Prélèvements réalisés | ~30 |
Les investigations consistent à croiser données cliniques et analyses environnementales pour repérer un point commun entre cas confirmés (lieux visités, bâtiments, hébergements, sites thermiques ou industriels). L’ARS coordonne ces recherches en lien avec les autorités sanitaires nationales et les laboratoires.
Sur le terrain, cela signifie pour les gestionnaires d’immeubles, d’hôtels ou d’installations touristiques de montagne : contrôler les températures des boucles d’eau chaude, purger et désinfecter les réseaux identifiés à risque, et mettre à jour les procédures de maintenance des équipements produisant des brouillards ou aérosols.
Pour la population, le message est clair : en cas de symptômes suspects, consulter sans délai et signaler toute fréquentation récente de bains à remous, douches collectives ou sites équipés de tours de refroidissement. Les autorités communiquent qu’elles informeront la population dès réception des premiers résultats d’analyses.