Les agriculteurs réclament des réponses après des épisodes climatiques extrêmes
Les récentes vagues de chaleur, combinées à des épisodes de grêle violente, ont laissé des traces visibles dans plusieurs parcelles de la Creuse. Vendredi 24 juillet, la Confédération paysanne a invité le préfet du département sur l'exploitation de Lucas Humbert à Augères pour lui montrer l'ampleur des dégâts et demander des mesures d'urgence et des indemnisations.
Sur la parcelle visitée, 36 hectares de céréales ont été détériorés par la grêle. Au-delà du chiffre, les exploitants s'inquiètent des conséquences économiques : baisse des rendements, pertes de récolte semées au printemps, et la menace sur la capacité à maintenir l'emploi sur les exploitations. Plusieurs filières sont concernées, des céréales aux cultures maraîchères en passant par l'apiculture et la pépinière.
« Peu importe la production, les maraîchers, les apiculteurs, les pépiniéristes… Tout le monde en a pris plein les dents. »
Face à cette situation, le préfet de la Creuse, présent sur le terrain, a reconnu la réalité des changements climatiques constatés par les agriculteurs et a évoqué la procédure de reconnaissance de la calamité agricole, voie principale pour l'ouverture d'aides de solidarité nationale. Il a précisé que cette reconnaissance repose notamment sur le seuil de sinistre pour l'Indemnisation de solidarité nationale (ISN) : l'aide est mobilisable lorsque « 50 % au moins des cultures sont sinistrées » pour un dossier donné.
| Élément | Valeur citée |
|---|---|
| Parcelle sinistrée (exemple) | 36 ha |
| Seuil ISN évoqué | 50 % de cultures sinistrées |
Des inquiétudes concrètes pour l'emploi et les exploitations
Sur place, certains agriculteurs redoutent pour la pérennité de leur exploitation. L'exemple rapporté montre qu'un chef d'exploitation ignore s'il pourra continuer à rémunérer ses salariés en fin d'année, tant les pertes de rendement et la dégradation des cultures préparées au printemps affectent la trésorerie.
- Multiplicité des aléas : canicule, sècheresse et grêle.
- Impact transversal : céréales, maraîchage, apiculture, pépinières.
- Solicitation des autorités : visite préfectorale et demande de reconnaissance de calamité.
Les syndicats agricoles insistent pour que des dispositifs d'aide rapides et adaptés soient mobilisés, en particulier pour les exploitations les plus exposées et les exploitants non assurés, qui risquent d'être moins favorisés par le système d'ISN. Le préfet a laissé entendre qu'il n'anticipait pas d'obstacle majeur à la reconnaissance de la calamité lorsque les conditions réglementaires sont remplies, mais a rappelé que l'ampleur et la nature des aides varient selon l'existence d'assurances.
Ce que recherchent les agriculteurs
Au-delà d'une aide financière ponctuelle, les syndicats demandent des mesures qui prennent en compte la récurrence de ces épisodes climatiques : accompagnement technique, aides pour l'adaptation des systèmes de production, et dispositifs pour protéger l'emploi agricole local. Pour l'heure, la mobilisation continue au niveau local afin d'établir des bilans précis des pertes et d'engager les démarches administratives nécessaires à toute reconnaissance de calamité.
La situation reste évolutive : des relevés complémentaires et des expertises agronomiques devront confirmer l'ampleur du sinistre départemental et permettre aux pouvoirs publics de définir des réponses proportionnées.