Des mesures renforcées dès le 10 août
La situation hydrologique en Ariège continue de se dégrader. À l'issue du comité de suivi de l'étiage qui s'est tenu le 4 août, la préfecture a décidé d'accentuer les restrictions d'usage de l'eau sur une large partie du département. Ces nouvelles prescriptions entrent en vigueur le lundi 10 août.
Parmi les décisions annoncées, le bassin versant du Douctouyre bascule au niveau de crise, le niveau le plus élevé. Il rejoint ainsi plusieurs secteurs déjà placés dans cette situation : l'Arize non réalimentée, les affluents de la Lèze, le Touyre, le Volp et le Donezan. Par ailleurs, l'Ariège amont et ses affluents sont maintenant en alerte pour tous les usages.
"La persistance de températures élevées et l'absence de précipitations suffisantes et efficaces entraîne une baisse très marquée du niveau de l'ensemble des cours d'eau du département"
La préfecture souligne aussi que les besoins en eau restent encore élevés pour les cultures agricoles irriguées et que les prévisions météorologiques ne laissent pas entrevoir d'amélioration notable de la situation hydrologique.
- 111 communes sont désormais en crise pour les prélèvements destinés à l'eau potable (contre 106 la semaine précédente).
- Plus de 192 communes sont concernées par des restrictions pour les prélèvements dans les cours d'eau et les nappes.
- Des contrôles seront effectués pour vérifier le respect des mesures.
Ces chiffres traduisent l'extension rapide des zones affectées par la sécheresse. Pour les habitants, cela peut se traduire par des limitations d'arrosage, d'utilisation des fontaines publiques, de remplissage des piscines ou d'autres usages non prioritaires. Pour les agriculteurs, la contrainte pèse sur des cultures encore dépendantes d'irrigation en cette période.
| Bassin / secteur | Niveau |
|---|---|
| Douctouyre | Crise |
| Arize (non réalimentée), affluents de la Lèze, Touyre, Volp, Donezan | Crise |
| Ariège amont et affluents | Alerte |
Concrètement, la préfecture invite les habitants et les professionnels à respecter scrupuleusement les limitations définies par l'arrêté sécheresse applicable au département. Les services de l'État assureront des contrôles pour prévenir et sanctionner les usages non autorisés.
Sur le terrain, la vigilance reste de mise : la combinaison de températures élevées et du déficit pluviométrique, déjà constatée cet été, continue d'entraîner une baisse notable des débits. Les autorités insistent sur la nécessité d'économiser l'eau afin de préserver les ressources disponibles jusqu'à la possible amélioration de la situation météorologique.