Un été meurtrier dans les zones de baignade non surveillées
En quelques semaines de chaleur intense, la Seine‑et‑Marne déplore 21 décès par noyade depuis le début de l’été, principalement sur des lieux de baignade « sauvages », interdits ou non sécurisés. Face à ce bilan, la préfecture du département multiplie les mises en garde et insiste sur la nécessité de respecter les lieux autorisés et les règles élémentaires de prudence.
La majorité de ces accidents s’est produite hors des zones officiellement ouvertes et surveillées, selon le communiqué préfectoral. Ces sites improvisés, souvent fréquentés pour leur proximité ou leur attrait paysager, présentent des risques peu visibles : courants, fonds instables, obstacles immergés, et absence de matériels de secours.
« L’Île‑de‑France compte 26 sites de baignade naturelle autorisée ouverts au grand public, dont 8 sont situés en Seine‑et‑Marne. La qualité des eaux de baignade y est régulièrement surveillée et la baignade surveillée. »
Le préfet délégué pour l’Égalité des chances, Benoît Kaplan, rappelle plusieurs consignes précises destinées à réduire le risque :
- Privilégier les zones de baignade autorisées et surveillées ;
- Surveiller en permanence les enfants et les personnes vulnérables ;
- Entrer progressivement dans l’eau après une longue exposition au soleil ;
- Ne pas consommer d’alcool avant de se baigner ;
- Éviter de reproduire ou de suivre les publications d’influenceurs recommandant des « spots » interdits.
Ces recommandations s’adressent tout particulièrement aux familles et aux adolescents, catégories trop souvent concernées par ces drames. Dans les campagnes et aux marges des plans d’eau, la tentation d’un bain rafraîchissant est grande ; le paysage peut tromper : un endroit calme en surface masque parfois des dangers sous‑jacents.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Noyades en Seine‑et‑Marne (depuis le début de l’été) | 21 |
| Sites de baignade naturelle autorisés en Île‑de‑France | 26 |
| Parmi eux, en Seine‑et‑Marne | 8 |
Sur le terrain, les communes et les associations locales peuvent compléter la vigilance par des actions de prévention : signalisation renforcée, rondes de surveillance, distribution de conseils, voire signalement des lieux dangereux aux services compétents. Les secours rappellent qu’en cas d’accident, il faut alerter immédiatement le 15 ou le 112 et ne pas se mettre en danger pour porter secours.
Dans un département où les étendues d’eau et les rivières ponctuent la campagne, la tentation de se rendre dans un coin isolé est compréhensible. Reste que la sécurité collective impose des limites : cet été, ces limites ont été tragiquement franchies.