Une escroquerie présumée ciblant des personnes vulnérables
Dans un dossier qui ébranle le milieu de l'aide à domicile local, trois personnes sont poursuivies pour des faits d’abus de faiblesse à Sète (Hérault). Les victimes, un homme et une femme âgés respectivement de 84 et 85 ans, auraient vu leur épargne siphonnée sur plusieurs mois pour un préjudice dépassant 103 000 €. L’affaire doit être jugée à Montpellier en mars 2027.
Les éléments communiqués par les enquêteurs indiquent que le couple, suivi pour une maladie neurodégénérative, est rentré en France en juin 2025 après une période au Portugal. Faute d’avoir trouvé immédiatement une assistante déclarée, leurs proches ont fait appel à une employée pour les aider à domicile.
Selon la chronologie reconstituée, c’est au cours de l’été 2025, lorsque les retraités ont été accueillis temporairement au domicile de l’une des personnes mises en cause à Sète, que les premières opérations litigieuses auraient eu lieu. La principale suspecte est soupçonnée d’avoir utilisé la carte bancaire du mari pour effectuer achats, retraits et virements au profit de son entourage, dont son compagnon. Une collègue intervenant auprès du couple est également mise en examen pour des transferts vers son propre compte.
- Retour en France : juin 2025
- Durée des faits allégués : de l’été 2025 à novembre 2025
- Montant du préjudice : plus de 103 000 €
- Date de garde à vue : 29 juillet 2026
- Instruction et calendrier : renvoi devant le tribunal en mars 2027
À l'automne 2025, la dégradation de l'état de santé du couple a conduit à leur placement en établissement médico-social. Les enquêteurs affirment toutefois que les prélèvements auraient continué pendant plusieurs semaines après ce transfert.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Âges des victimes | 84 et 85 ans |
| Lieu des faits | Sète (Hérault) |
| Préjudice estimé | plus de 103 000 € |
| Jugement prévu | Montpellier, mars 2027 |
Les mis en cause, une femme, son compagnon et une collègue, ont été interpellés puis placés en garde à vue le 29 juillet 2026. Ils sont poursuivis pour abus de faiblesse, qualification retenue par les autorités en raison de la vulnérabilité des victimes liées à la maladie d’Alzheimer.
Au-delà de ce dossier précis, cette affaire relance la vigilance autour des modalités d’accompagnement des personnes âgées fragiles : recours à des aides non déclarées, accès aux comptes, et prévention des risques d’exploitation financière. Les proches et les professionnels sont souvent les premières lignes de défense pour détecter des opérations anormales sur des comptes bancaires ou des changements de comportement chez des personnes malades.
Les familles confrontées à ce type de situation peuvent s’adresser aux services de la mairie, aux associations locales de défense des seniors ou au procureur pour signaler des suspicions et obtenir des conseils pratiques. Le tribunal correctionnel de Montpellier examinera le dossier lors de l’audience prévue au printemps prochain.