Un vol présumé commis par ceux qui s’occupaient des victimes
À Sète, une affaire d’ampleur a éclaté après la découverte d’un important détournement de fonds touchant un couple d’octogénaires. Interpellés et placés en garde à vue le 29 juillet 2026, trois personnes — une aide à domicile, son compagnon et une collègue — sont soupçonnées d’avoir prélevé plus de 103 000 € sur le compte du mari sur une période de quelques mois.
Les victimes, un homme et une femme âgés respectivement de 84 et 85 ans, avaient regagné la France en juin 2025 pour des raisons de santé après un séjour au Portugal. Tous deux souffrent de la maladie d’Alzheimer, ce qui a conduit leurs enfants à solliciter une employée pour les assister à domicile, selon le récit transmis par la police aux médias.
Ne pouvant initialement pas trouver d’aide déclarée, la famille avait fait appel à une de ces personnes en mode informel. À l’été 2025, le couple a ensuite dû quitter un logement temporaire pour s’installer chez la principale mise en cause à Sète — moment à partir duquel les proches estiment que les prélèvements ont commencé.
« abus de faiblesse »
Les enquêteurs reprochent notamment à la première femme de s’être emparée de la carte bancaire du retraité pour effectuer achats, retraits et virements au profit de son entourage, y compris de son compagnon. La seconde femme est elle aussi soupçonnée d’avoir réalisé des virements vers son propre compte. Les prélèvements auraient continué jusqu’en novembre 2025, avant que la situation financière des retraités n’attire l’attention.
- Montant du préjudice : > 103 000 €
- Victimes : couple âgé (84 et 85 ans), atteints d’Alzheimer
- Dates clés : retour en France en juin 2025, prélèvements jusqu’en novembre 2025, interpellations le 29 juillet 2026, procès prévu en mars 2027
Au fil de l’automne 2025, la dégradation de l’état de santé du couple a conduit à leur placement en Ehpad. C’est à ce moment-là que les irrégularités bancaires ont été formellement constatées et dénoncées, déclenchant une enquête policière qui a abouti aux interpellations l’été dernier.
Les mis en cause seront poursuivis devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour abus de faiblesse, une infraction visant la protection des personnes vulnérables. Le procès est programmé en mars 2027. À l’échelle locale, cette affaire relance les questions sur la vulnérabilité des personnes âgées, la vigilance des familles et les moyens de protection contre les dérives commises par des aidants non déclarés.
| Élément | Détails |
|---|---|
| Lieu | Sète (Hérault) |
| Préjudice | Plus de 103 000 € |
| Victimes | Couple, 84 et 85 ans, atteints d’Alzheimer |
| Dates | Retour en France : juin 2025 — Prélèvements jusqu’en novembre 2025 — Interpellations : 29/07/2026 — Procès : mars 2027 |
Pour les familles et aidants, cet épisode rappelle l’importance de formaliser l’embauche d’un accompagnant, de surveiller les opérations bancaires et de recourir aux dispositifs légaux de protection (mandat de protection future, révocation des moyens de paiement si nécessaire). L’enquête suit son cours ; la procédure judiciaire apportera des éclaircissements sur l’étendue exacte des responsabilités et des montants détournés.