Des familles contraintes à s'organiser faute de places à la cantine
À Soisy-sur-École, village du Gâtinais d'environ 1 200 habitants, l'année scolaire prochaine s'ouvre déjà sous tension : les élèves de CM1 et CM2 de l'école Les Deux-Tertres ne pourront pas déjeuner à la cantine, comme ce fut le cas au cours de l'année écoulée. La décision, prise par la municipalité en mai 2025, s'appuie sur des « non-conformités d'accueil » qui ont réduit la capacité quotidienne.
Concrètement, le nombre de passages quotidiens à la cantine est passé de 85 à 60 places. La réduction concerne aussi l'accueil périscolaire, même si, après mobilisation des parents, un compromis avait permis de maintenir un accueil matin et soir pour tous les enfants et la restauration pour les plus jeunes (de la petite section au CE2).
« La première solution que la mairie avait proposée, ce n'était pas de garderie ni de cantine pour les élèves de petite section, mais après la mobilisation des parents, il avait été convenu de maintenir un accueil périscolaire matin et soir pour tous les enfants ainsi que la cantine pour les élèves de la petite section au CE2. »
Des réponses insuffisantes pour les familles
Les parents, qui avaient accepté l'an dernier de fournir eux-mêmes les repas des enfants concernés, dénoncent aujourd'hui une situation qui se répète sans calendrier clair de résolution. Pour les CM1 et CM2, la mairie avait prévu d'installer une salle de repas dans l'ancienne bibliothèque, équipée de tables et de micro-ondes. Plusieurs familles ont dû composer en préparant des paniers-repas et en continuant à verser une contribution financière au service de restauration, malgré l'absence de prestation.
- Impact pratique : organisation quotidienne des familles, garde et repas à prévoir le midi.
- Impact social : inégalité entre élèves selon l'âge et la capacité d'accueil.
- Questions en suspens : calendrier des travaux pour mise aux normes, financement et solution pérenne.
Contexte et enjeux locaux
Dans une commune de taille modeste, la gestion d'un service comme la restauration scolaire tient souvent à des contraintes techniques (conformité des locaux, sécurité alimentaire) et financières. Quand la capacité d'accueil diminue, ce sont les plus âgés qui sont parfois sacrifiés, car les communes cherchent à prioriser les plus jeunes. Mais cette logique alimente incompréhension et colère parmi les familles touchées, qui pointent l'absence d'alternative durable.
La situation pose aussi la question de la transparence : les parents attendent des précisions sur la nature exacte des non-conformités, le calendrier des travaux et les solutions envisagées pour que tous les élèves retrouvent l'accès à la restauration scolaire sans surcoût et sans bricolage temporaire.
Ce que demandent les parents et ce qu'il reste à faire
Les familles réclament :
- Des mesures concrètes et un calendrier précis pour remettre la cantine à sa capacité initiale ;
- Des solutions transitoires réellement adaptées (transport vers une cantine voisine, mise en place d'un service de repas livrés, financement d'aménagements rapides et conformes) ;
- Une communication claire de la mairie sur les coûts et les responsabilités.
| Élément | Chiffre/Statut |
|---|---|
| Population approximative de la commune | 1 200 |
| Passages cantine avant | 85 |
| Passages cantine maintenant | 60 |
La mairie de Soisy-sur-École n'a pas été citée dans l'article source pour apporter des précisions publiques sur la suite. Les parents indiquent qu'ils continueront de demander des réponses et des mesures pérennes pour que tous les enfants du village bénéficient d'un service de restauration digne et équitable.
Yanis Tréguier, correspondant InfoRadar — Essonne