Des hausses concentrées sur deux communes
En 2026, la taxe foncière progresse notablement dans l'archipel : ce sont Baie-Mahault et Les Abymes qui affichent les augmentations les plus fortes en Guadeloupe, avec respectivement +13,7 % et +9,3 %.
Ces décisions s'inscrivent dans un mouvement national : plusieurs communes de plus de 40 000 habitants ont réévalué leurs taux cette année. Si certaines hausses restent modestes localement, les chiffres montrent que les écarts entre communes guadeloupéennes sont loin d'être négligeables.
Où se situent les taux ?
En 2025, le taux communal affiché pour Baie-Mahault était de 44,14 %, contre 25,48 % pour Les Abymes. À l'échelle départementale, le taux moyen est de 24,58 %, tandis que le taux communal moyen relevé est de 53 %, avec une fourchette allant de 35 % à 72 %.
| Commune | Taux 2025 | Augmentation 2026 |
|---|---|---|
| Baie-Mahault | 44,14 % | +13,7 % |
| Les Abymes | 25,48 % | +9,3 % |
| Le Gosier | 35 % (plus bas) | - |
| Pointe-à-Pitre | ~72 % (plus haut) | - |
Impact financier pour les ménages
Le montant moyen de la taxe foncière oscille, selon les estimations, entre 2 000 € et 2 300 €. Pour des foyers déjà confrontés à la hausse des coûts de la vie, ces réévaluations locales pèsent sur le budget annuel.
« jugée comme un impôt trop lourd »
Cette expression, souvent utilisée dans les débats publics, reflète une perception partagée : la taxe foncière est considérée par de nombreux habitants comme une charge importante, parfois difficile à porter, surtout lorsque les augmentations sont fortes et concentrées.
Des territoires inégalement concernés
La carte des taux révèle des disparités : certaines communes maintiennent des taux bas, d'autres ont des niveaux élevés. Ces différences résultent de choix budgétaires locaux (services publics, investissements, dette) et d'une base fiscale elle-même très variable selon le parc immobilier.
- Les évolutions récentes montrent une concentration des hausses sur les communes les plus peuplées.
- Les ménages propriétaires restent les premiers concernés par ces ajustements.
- Les autorités locales justifient souvent ces hausses par des besoins de financement des services et des infrastructures.
À l'approche des échéances, il appartiendra aux conseils municipaux d'expliquer leurs choix et d'accompagner les foyers en difficulté. Pour les habitants, surveiller les délibérations et s'informer sur les mécanismes d'exonération ou d'échelonnement peut permettre d'atténuer l'effet de ces hausses.
Lucette Galantine, correspondante InfoRadar — Guadeloupe