Un retour aux racines toulousaines après un vol d'essai exceptionnel
L'Airbus A350-1000ULR dédié à la compagnie Qantas a fait escale ce mardi 28 juillet à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, bouclant un vol d'essai ultra-long courrier parti d'Australie. L'appareil s'est posé à 9 h 52 (heure locale) après un trajet sans escale de 12 460 milles marins — soit précisément 23 075,92 km — et une durée de vol de 24 heures et 24 minutes.
"Il est de retour !"
Le vol retour avait décollé de Melbourne le lundi 27 juillet à 17 h 27 (heure australienne), correspondant à 9 h 27 en France. Parti initialement de Toulouse-Blagnac le jeudi 23 juillet à 7 h 33, l'appareil a enchaîné plusieurs trajets d'essais sans passagers entre la Ville rose et l'Australie avant cette dernière boucle.
Selon les données publiques de suivi des vols, publiées sur Flightradar24, ce retour a suscité un important intérêt en ligne : 3 652 947 personnes ont suivi le vol en temps réel, chiffre classé deuxième historique pour le site spécialisé.
- Type d'appareil : A350-1000ULR (ultra long range)
- Compagnie cliente : Qantas Airways
- Distance parcourue : 23 075,92 km
- Durée du vol : 24 h 24 min
Avec ce trajet, Airbus signe un double record pour un avion de transport commercial, dépassant le précédent exploit du Boeing 777-200LR (21 601 km en 22 h 42 min, vol d'essai de 2005). Le parcours a franchi le Pacifique, traversé les États-Unis et le Canada, puis longé le nord de l'Atlantique en « léchant » la côte sud du Groenland avant de traverser vers les îles britanniques puis la France.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Décollage (Melbourne) | 27 juillet, 17 h 27 (AUS) / 9 h 27 (FR) |
| Atterrissage (Toulouse‑Blagnac) | 28 juillet, 9 h 52 (FR) |
| Distance | 12 460 milles marins / 23 075,92 km |
| Durée | 24 h 24 min |
Pour Toulouse, ville-centre du tissu aéronautique européen, ces essais renforcent l'importance du site d'Airbus et de l'aéroport Blagnac comme plate-forme d'essais et d'innovation. Les A350-1000ULR, conçus pour relier directement des villes très éloignées, représentent une catégorie d'appareils stratégiques pour le transport intercontinental. Leur développement mobilise des équipes d'ingénierie, des pilotes d'essais et des ressources sur place, avec des retombées techniques et économiques locales.
Ce nouveau record marque aussi une étape pour les liaisons ultra-longues envisagées par certaines compagnies, qui visent à proposer des vols directs toujours plus longs entre continents. À Toulouse, les observations de ces vols d'essais sont suivies de près par les professionnels du secteur, les autorités aéroportuaires et les riverains concernés par l'activité aérienne.
Les prochains essais et livraisons seront à surveiller : ils dessineront la feuille de route commerciale des trajets sans escale de très longue durée et mesureront l'impact opérationnel et environnemental de ces trajectoires inédites.