Enquête ouverte après des révélations au retour d’un camp
Un animateur de 28 ans a été mis en examen mercredi par le parquet de Besançon, soupçonné d'agressions sexuelles sur trois filles âgées de 11 et 12 ans, lors d'un camp scout organisé dans le Doubs. Les faits ont été révélés la semaine dernière dès le retour du séjour, d'après le parquet.
L'homme, qui avait rejoint en janvier les Éclaireuses et éclaireurs laïques de Franche-Comté, a été immédiatement exclu de l'association. Il a été placé sous contrôle judiciaire, assorti d'une interdiction de contact avec des mineurs et d'une obligation de soins, a indiqué le procureur de Besançon.
« La dénonciation rapide de l'enfant a permis une mobilisation efficace de la justice et des services de gendarmerie. »
Selon le magistrat, l'accusé, ouvrier agricole de formation, a « globalement reconnu les faits ». Il est notamment soupçonné d'avoir caressé les parties intimes des victimes par-dessus leurs vêtements. Une information judiciaire a été ouverte afin d'identifier d'éventuelles autres victimes et de faire progresser l'enquête.
Réactions de l'association et suite judiciaire
Le coprésident de l'association a assuré que tous les parents des enfants présents au camp avaient été prévenus. Il a souligné le choc ressenti au sein de l'équipe, tout en rappelant que les encadrants suivent régulièrement des formations sur la prévention des violences sexistes et sexuelles.
- Nombre de victimes présumées : trois (11 et 12 ans)
- Durée du camp : cinq jours
- Mesures prises : contrôle judiciaire, interdiction de contact avec des mineurs, obligation de soins, exclusion de l'association
| Date | Événement |
|---|---|
| Janvier | Intégration de l'animateur aux Éclaireuses et éclaireurs laïques de Franche-Comté |
| Retour du camp (la semaine dernière) | Révélation par une jeune fille aux parents et aux encadrants |
| Mercredi | Mise en examen et placement sous contrôle judiciaire |
Les enquêteurs de la gendarmerie, saisis dès la dénonciation, poursuivent leurs investigations. L'information judiciaire vise notamment à établir si d'autres mineures ont été victimes de comportements similaires et à préciser la chronologie des faits.
Pour les familles, la mobilisation des services judiciaires et des forces de l'ordre a été présentée comme rapide et coordonnée. Les responsables de l'association ont indiqué vouloir maintenir le lien avec les parents et assurer un accompagnement aux jeunes et aux équipes affectées par l'affaire.
La procédure suit son cours : les autorités locales appellent à la prudence et à la confidentialité, afin de préserver l'enquête et la protection des victimes.