Découverte et identification
Au début du mois d’avril, un promeneur sans domicile fixe a fait la macabre découverte d’un corps momifié dans une cavité située sous les remparts de Besançon. La présence du cadavre dans un espace décrit par les premiers intervenants comme « sombre et humide » a rapidement mobilisé les services de police. L’état avancé de dégradation du corps a compliqué l’identification.
Les investigations ont duré plusieurs semaines. Les enquêteurs ont eu recours à des analyses génétiques et ont croisé ces résultats avec des recherches administratives menées auprès d’organismes associatifs, notamment l’Udaf (Union départementale des associations familiales). Ces démarches ont permis d’aboutir à une identification formelle : l’homme retrouvé est Michel Parmentier.
Le parcours d’un homme aux prises avec la précarité
Selon les éléments publiés par la presse locale, Michel était issu d’une fratrie de huit enfants. Né en région parisienne, il avait tenté une carrière dans le spectacle à la fin des années 1970 et obtenu un petit rôle dans le téléfilm Les Rats de cave en 1981, aux côtés du comédien Sim (Simon Berryer). L’expérience n’a pas donné de suite et il est ensuite revenu en Franche‑Comté, s’installant à Gray (Haute‑Saône) et travaillant à l’usine.
Au fil des années, sa situation personnelle s’est dégradée. Les articles locaux indiquent qu’il souffrait de troubles psychiatriques et qu’il avait perdu des attaches stables. Des témoins l’ont aperçu mendier dans les rues de Besançon peu avant la découverte. La presse a parfois appelé la dépouille « le squelette des Glacis » avant que son identité ne soit connue.
- Lieu de découverte : cavité sous les remparts de Besançon
- Identification : analyses génétiques et recherches auprès de l’Udaf
- Parcours connu : origine région parisienne, tentative d’activité cinématographique, vie à Gray puis errance
« Le travail d’identification a nécessité le croisement de plusieurs données génétiques et des pistes associatives »
Conséquences locales et questionnements
Cette affaire soulève plusieurs questions pour Besançon : comment repérer et accompagner les personnes en grande précarité ? Quels liens entre services sociaux, associations et forces de l’ordre peuvent être renforcés pour éviter qu’un décès passe si longtemps inaperçu ? Le rôle des associations a été déterminant dans l’identification, mettant en lumière leur place cruciale sur le terrain.
La sœur de la victime a indiqué avoir tenté de reprendre contact sans succès, selon la presse. Les autorités n’ont pas porté à ce stade d’autre précision publique sur les causes exactes du décès. Les investigations et les constats médico‑légaux seront nécessaires pour préciser les circonstances.
| Événement | Date |
|---|---|
| Découverte du corps | début avril |
| Identification | quelques semaines plus tard (analyses génétiques, Udaf) |
Pour les Bisontins, cette affaire rappelle la réalité de la grande précarité en ville et l’importance des réseaux d’entraide. Les services municipaux et associatifs sont sommés de poursuivre leurs efforts pour repérer les personnes vulnérables et prévenir des drames similaires.