Condamnations après une opération déjouée
Le 17 septembre 2026, le tribunal correctionnel de Besançon a rendu sa décision dans l'affaire d'une tentative de braquage visant la société d'orfèvrerie Losange. Cinq hommes, âgés d'une vingtaine d'années et originaires d'Eure-et-Loir, ont été condamnés à des peines comprises entre quatre et cinq ans d'emprisonnement, dont des périodes de sursis.
Les juges ont prononcé des peines variant selon les participations : certaines assorties d'un sursis simple, d'autres d'un sursis probatoire. Deux autres prévenus mis en cause lors du procès ont été relaxés.
Les faits reconstitués
Le 16 juin 2025, un commando s'était présenté devant les locaux de Losange. Repérés par un employé d'une société voisine alors qu'ils découpaient le grillage entourant l'entreprise, les malfaiteurs avaient pris la fuite à l'arrivée de l'alerte. Les forces de l'ordre avaient rapidement localisé plusieurs suspects et procédé à des saisies.
- Armes saisies : un Glock, une Kalachnikov, des munitions.
- Autres éléments : un engin explosif retrouvé par la police.
- Personnes mises en cause : au total 12 suspects interpellés et traduits devant la justice pour divers niveaux d'implication.
« Le commanditaire, qui n'a pas pu être interpellé, avait recruté deux équipes distinctes : l'une en Franche-Comté pour assurer la logistique du braquage et l'autre en Eure-et-Loir pour l'exécuter. »
Un contexte lourd pour l'orfèvrerie locale
Cette tentative s'inscrit dans un historique de violences contre Losange. En 2019, la société avait subi un vol de 38 kilos d'or — un butin estimé à plus d'un million d'euros — au cours duquel six salariés avaient été pris en otage. Onze hommes avaient alors été condamnés en 2024, dont deux principaux accusés atteignant 21 ans de réclusion. L'or n'a jamais été retrouvé.
| Événement | Chiffres clés |
|---|---|
| Vol de 2019 | 38 kg d'or, >1 M€ |
| Interpellations liées au dossier 2025 | 12 personnes |
| Condamnations du 17/09/2026 | 5 condamnés (4 à 5 ans) |
| Relaxés | 2 prévenus |
Les investigations avaient montré une organisation en deux équipes, l'une locale pour la logistique, l'autre venant d'Eure-et-Loir pour l'exécution. Les autorités n'ont pas pu interpeller le commanditaire, qui apparaît dans les échanges saisis comme lié au vol de 2019.
La décision rendue en septembre 2026 marque une étape judiciaire importante pour la sécurisation des ateliers d'orfèvrerie de Besançon. Elle interroge aussi sur les réseaux organisés qui ciblent des entreprises de haute valeur. Les procédures restent ouvertes pour identifier et arrêter les principaux donneurs d'ordre.