Un arrêté préfectoral ferme le centre-ville pour la journée
La préfecture du Doubs a annoncé l'interdiction de toute manifestation samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon. Le motif avancé est net : aucune déclaration de rassemblement n'a été déposée et aucun organisateur formel n'a été identifié, conditions que la préfecture juge nécessaires pour assurer la sécurité.
Le préfet Rémi Bastille considère que « les conditions minimales de sécurité » ne sont pas réunies pour autoriser un cortège. La décision vise à prévenir tout risque d'atteinte à l'ordre public en lien avec des appels diffusés sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours.
Contexte régional et précédents
Cette mesure s'inscrit dans une logique similaire décidée par d'autres préfectures du Grand Est. Mulhouse et Nancy ont également interdit les manifestations dans leurs centres-villes pour la même journée. À Mulhouse, la préfecture rappelle les incidents du samedi 17 octobre, quand un rassemblement d'environ mille personnes a dégénéré et entraîné « de nombreuses exactions ». Le parquet de Mulhouse a saisi l'IGPN après qu'une adolescente a été blessée et a perdu un œil lors de ces faits.
- Raison avancée : absence d'organisateur déclaré et de parcours défini.
- Objet : empêcher des rassemblements non déclarés dans le centre-ville.
- Sanction : interdiction assortie d'amendes en cas de non-respect.
Conséquences locales et questions soulevées
Sur le terrain, la décision soulève des questions pratiques et politiques. Pour les services municipaux et de police, l'arrêté fixe un cadre clair pour prévenir des débordements potentiels. Pour des syndicats et des organisations de défense des libertés publiques, l'interdiction pose la question du droit de manifester lorsque les autorités estiment que les conditions de sécurité ne sont pas réunies.
« Les conditions minimales de sécurité pour l'organisation d'une manifestation samedi ne sont pas réunies », indique la préfecture du Doubs.
Les appels à manifester ayant circulé localement laissent présager des contestations de l'arrêté. Les recours juridiques et les réactions des organisations syndicales sont attendus dans les heures qui viennent.
| Ville | Décision | Motif évoqué |
|---|---|---|
| Besançon | Interdiction | Absence d'organisateur déclaré, risque pour la sécurité |
| Mulhouse | Interdiction | Récidive d'exactions après le 17 octobre |
| Nancy | Interdiction | Risque de nouveaux troubles graves |
Les Bisontins devront donc s'en tenir à l'arrêté préfectoral pour la journée du 24 octobre. Les suites juridiques et les réactions locales à cette décision seront à suivre, tant sur le plan de la sécurité que sur celui des libertés publiques.