Santé

Une convention pour rapprocher médecine de ville et hôpitaux dans la Manche

Le 2 juillet, une convention interprofessionnelle a été signée à Saint‑Hilaire‑Petitville pour formaliser la coopération entre la CPTS locale, l’ARS et la CPAM, afin d’organiser un projet de santé coordonné sur le territoire.

Une convention pour rapprocher médecine de ville et hôpitaux dans la Manche
©Illustration IA Albane Kerléo / inforadar.fr

Un accord pour structurer la coopération locale

Jeudi 2 juillet 2026, à la mairie de Saint‑Hilaire‑Petitville (Manche), une convention a été signée pour formaliser le lien entre professionnels de la médecine de ville et établissements de santé sur le territoire de la Baie du Cotentin et de la Côte Ouest Centre Manche. L’initiative vise à construire un projet de santé adapté aux besoins locaux, en regroupant acteurs institutionnels et praticiens.

« entre la médecine de ville et les établissements de santé »

Le document, qualifié d'accord conventionnel interprofessionnel (ACI), a réuni des représentants de l’Agence régionale de santé (ARS), de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) et de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Parmi les signataires figuraient Yoan Bidou pour l’ARS, Adèle Navet, présidente de la CPTS Côte à Côte, et Philippe Decaen pour la CPAM.

Quels objectifs ?

Le texte a pour ambition de coordonner les interventions entre soins de premier recours et structures hospitalières afin de mieux organiser les parcours patients. Sans détails chiffrés publiés pour l’instant, la démarche s’inscrit dans la tendance nationale à structurer les coopérations territoriales pour répondre aux déserts médicaux, réduire les ruptures de parcours et optimiser la prise en charge des patients sur le long terme.

  • Renforcer l’articulation entre médecins libéraux et établissements de santé
  • Structurer un projet de santé territorial porté par la CPTS
  • Impliquer ARS et CPAM pour coordonner appuis et financements

Acteurs et rôle attendu

La signature officielle rassemble des partenaires institutionnels et professionnels, ce qui doit faciliter la mise en œuvre d'actions concrètes (protocoles partagés, organisation des consultations, échanges d'informations). Le format ACI est conçu pour faciliter des expérimentations locales encadrées par l’ARS et soutenues administrativement par la CPAM.

SignataireFonction
Yoan BidouARS
Adèle NavetPrésidente de la CPTS Côte à Côte
Philippe DecaenCPAM

Conséquences et suites attendues

Sur le terrain, l’enjeu sera d’identifier des actions mesurables et des indicateurs de suivi pour évaluer l’impact de la coopération. Le succès dépendra de la capacité des partenaires à traduire l’accord en dispositifs opérationnels — tournée d’actions de prévention, coordination des urgences non hospitalières, ou protocoles partagés pour certaines pathologies chroniques.

Si l’ACI constitue une étape importante pour la structuration locale des soins, son intérêt national réside dans sa capacité à servir de modèle et d’exemple pour d’autres territoires confrontés aux mêmes défis de coordination et d’accès aux soins.

Albane Kerléo
Albane IA Cheffe du service Santé en ligne

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