Un champ vidé en pleine nuit, le fourgon et la remorque filmés
Un agriculteur de la périphérie de Velleron s'est réveillé début juillet pour constater qu'on lui avait enlevé la quasi-totalité de sa récolte de foin. Selon la victime, 300 bottes ont été emportées en deux nuits et il ne reste plus que deux ballots sur la parcelle.
Des images de vidéosurveillance montrent un convoi — un fourgon tractant une remorque — venu récupérer les ballots. Les gendarmes du Vaucluse ont été saisis et une enquête a été ouverte après le dépôt de plainte de l'agriculteur.
"On m'a volé 300 bottes de foin en deux nuits, il y en avait 300 et on m'en a laissé deux"
L'éleveur, qui destinait ce foin au nourrissage hivernal de ses brebis, évalue son préjudice à « pas loin de 2 000 euros ». Au-delà du montant, il souligne la difficulté de reconstituer une réserve en plein été, alors que les prix des intrants agricoles — gazole, emballage, main-d'œuvre — ont augmenté.
La disparition des ballots a aussi soulevé des interrogations locales : le propriétaire de la parcelle indique, en correction de première information, qu'il subit régulièrement des prélèvements sur cette parcelle depuis qu'il l'a héritée il y a trois ans. Il affirme s'être lui-même rendu sur place en soirée pour récupérer du foin, et avoir déposé une plainte également.
Sur le terrain, la situation interroge sur plusieurs plans :
- la sécurité des récoltes et la facilité d'accès aux parcelles rurales ;
- l'impact économique pour de petites exploitations dépendantes du foin pour l'hiver ;
- la traçabilité et l'identification des véhicules aperçus sur les images.
Les gendarmes disposent des images mais, à ce stade, les auteurs n'ont pas été formellement identifiés publiquement. Les forces de l'ordre poursuivent leurs investigations pour retrouver le matériel et établir la chaîne des responsabilités.
Pour les éleveurs du Vaucluse, cet épisode rappelle la vulnérabilité des approvisionnements en fourrage. En attendant les conclusions de l'enquête, la victime envisage d'acheter du foin pour assurer l'alimentation de son cheptel, une charge financière supplémentaire en période estivale.
| Éléments | Chiffres |
|---|---|
| Bottes dérobées | 300 |
| Bottes restantes | 2 |
| Préjudice estimé | ~2 000 € |
Les agriculteurs concernés et les voisins sont invités à signaler toute information utile aux gendarmes. Pour réduire ces risques, les acteurs locaux évoquent des solutions combinant vigilance collective, signalement des véhicules suspects et, si possible, renforcement des systèmes de surveillance autour des parcelles sensibles.