Des mannequins destinés à protéger les écoliers dégradés
Dans la nuit du 25 au 26 juillet, deux figurines en plastique à l'effigie d'enfants, implantées entre la mairie et l'école de Bajamont, ont été retrouvées mutilées. Ces dispositifs, posés sur la D310 pour rappeler la présence d'une zone scolaire et inciter les automobilistes à ralentir, ne sont plus en état de jouer leur rôle.
Les sujets ont été installés il y a environ deux mois par l'entreprise Serac signalisation et portent les prénoms «Arthur» et «Zoé». Dans la matinée, une adjointe au maire a constaté les dégradations : Arthur a perdu le haut du corps, Zoé a disparu, il ne reste que son socle. Face à cet acte, la commune a décidé de porter l'affaire devant la justice.
«Les bras m'en tombent»,
assure Patrick Buisson, maire de Bajamont, qui parle d'une «violence et de dégradation gratuites». L'élu rappelle que ces figurines ont pour seul but d'améliorer la sécurité des plus jeunes usagers en signalant une zone scolaire sur une route départementale.
Conséquences locales et réactions
Au-delà du coût matériel et du temps nécessaire pour remplacer ces éléments, la dégradation fragilise un dispositif de prévention routière utile pour les familles et l'équipe enseignante. La commune a annoncé qu'une plainte a été déposée afin que les responsables soient retrouvés et sanctionnés ; elle précise également que, le cas échéant, l'intégralité des frais de remise en état sera imputée aux auteurs.
- Objet : deux statuettes plastiques signalant une zone scolaire (Arthur et Zoé).
- Lieu : entre la mairie et l'école, D310, Bajamont.
- Mesures : constat, dépôt de plainte, prise en charge du remplacement par la commune si nécessaire.
| Figurine | État constaté | Emplacement |
|---|---|---|
| Arthur | Haut du corps arraché | À gauche de la chaussée |
| Zoé | Disparue, seul le socle reste | À droite de la chaussée |
Contexte et enjeux
Ces dispositifs de signalisation, de plus en plus répandus dans les communes rurales, répondent à une problématique simple : rappeler visuellement aux conducteurs qu'ils traversent une zone fréquentée par des enfants. Leur efficacité tient autant à leur présence qu'à leur état. Quand ils sont détruits, l'alerte visuelle disparaît et la responsabilité du maintien de la sécurité repose sur la collectivité, au prix de travaux et dépenses imprévues.
La réaction de Bajamont n'est pas isolée : ces derniers mois, plusieurs communes du département ont relevé des actes de vandalisme ciblant des équipements publics. Pour les élus locaux, la multiplication de ces faits pose la question du respect de l'espace commun et du financement public des réparations.
La mairie invite toute personne disposant d'informations à se manifester auprès de la gendarmerie ou du secrétariat communal. En attendant, les services municipaux envisagent des solutions temporaires pour signaler la zone scolaire aux automobilistes, en attendant le remplacement des figurines.
Info pratique : pour signaler un indice ou une caméra susceptible d'avoir enregistré les faits, contacter la mairie de Bajamont ou le groupement de gendarmerie du secteur.