Rassemblement devant le tribunal
Mercredi matin, plusieurs dizaines d'enseignants se sont réunis devant le palais de justice de Bastia pour apporter leur soutien à un collègue convoqué par le procureur de la République. Vêtus de noir, ils ont dénoncé une procédure qu'ils jugent excessive et appelé à l'abandon des poursuites.
La convocation concerne un enseignant de l'école élémentaire Dominique-Antoniotti de Borgo, visé par une procédure après des propos survenus lors d'un incident avec un élève de CM1. Les parents de l'enfant ont porté plainte pour des faits qualifiés de "menaces de mort réitérées", selon les éléments rapportés.
Une profession inquiète
Les organisations syndicales présentes ont fait valoir que la situation dépasse le cas individuel et traduit un malaise plus profond chez les personnels enseignants. Elles ont rappelé la fragilité des conditions de travail et l'impact des procédures judiciaires sur la vie professionnelle et personnelle des professeurs.
"Nous ne sommes pas là pour influencer la justice", a déclaré Fabien Mineo, secrétaire départemental du SNUipp-FSU de Haute-Corse.
Le responsable syndical a précisé que les faits reprochés remontent à une intervention auprès d'une classe qui n'était pas celle de l'enseignant, intervenue alors qu'une collègue rencontrait des difficultés avec un élève. Il a également évoqué le contexte personnel difficile traversé par l'enseignant au moment des faits.
Un refus d'issue alternative
Avant la convocation par le procureur, une mesure alternative aurait été proposée : le versement de 100 euros et une journée et demie de stage de citoyenneté. Selon le syndicat, l'enseignant a refusé cette proposition, estimant que l'accepter reviendrait à reconnaître une faute qu'il conteste.
Les syndicats présents demandent désormais la suspension ou l'abandon des poursuites et appellent à une réflexion sur les modalités de traitement des incidents scolaires, afin d'éviter des procédures judiciaires qu'ils jugent disproportionnées.
Conséquences locales
Ce rassemblement révèle une tension palpable au sein de la communauté éducative de la Haute-Corse. À Bastia et dans les communes proches, la mobilisation pourrait trouver un écho plus large si d'autres cas similaires étaient connus. Les syndicats annoncent une vigilance accrue sur les suites données à ce dossier.
| Date | Lieu | Présence |
|---|---|---|
| 22 juillet 2026 | Palais de justice, Bastia | Plusieurs dizaines d'enseignants |
- Le dossier concerne des propos lors d'un incident avec un élève de CM1.
- Les syndicats contestent la qualification retenue et réclament l'abandon des poursuites.
- Une mesure alternative (100 € + stage) aurait été proposée puis refusée par l'enseignant.
Le dossier suit désormais son cours devant les autorités judiciaires. Les syndicats locaux restent mobilisés et annoncent qu'ils suivront de près les décisions à venir.