Une action spectulaire pour alerter avant la séance à la chambre haute
Ce lundi 19 octobre, une douzaine de militants de l’association Alda ont mené une action à Bayonne, rue du boulevard du Rempart-Lachepaillet, pour réclamer la reconduction et le renforcement de l’encadrement des loyers. Quatre d’entre eux ont pris de la hauteur, en s’installant sur la toiture et la façade d’un immeuble, tandis que huit autres déployaient des banderoles au sol réclamant « Sauvez l’encadrement des loyers » et dénonçant des « 228 euros en trop ».
L’action intervient « à deux jours » d’un vote au Sénat sur la reconduction de l’expérimentation lancée en 2024. Les manifestants entendent ainsi mettre la pression sur les sénateurs afin que la mesure soit pérennisée et améliorée, selon le porte-parole Xebax Christy.
« Il n’y a pas d’impunité au Pays basque »
La mobilisation s’appuie sur un cas concret : Karen et Emma, locataires d’un appartement de 56 m² à Bayonne, estiment payer 900 euros par mois hors charges et dénoncent plus de 3 000 euros de trop-perçu depuis 13 mois d’occupation. Selon elles, leurs tentatives de dialogue avec la propriétaire sont restées sans réponse, avant que celle-ci ne les renvoie vers son avocat.
Les revendications précises d’Alda
- Transférer la responsabilité des poursuites vers les autorités publiques plutôt que sur les locataires ;
- Clarifier et durcir la définition des compléments de loyers ;
- Augmenter le montant des amendes pour en faire un outil dissuasif.
Malika Peyraut, coordinatrice générale de l’association, espère que le vote sénatorial permettra non seulement de maintenir l’expérimentation mais aussi d’introduire ces ajustements. Pour Alda, l’objectif est double : protéger les ménages face aux pratiques abusives et renforcer les moyens d’action publics.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Surface de l'appartement | 56 m² |
| Loyer mensuel (hors charges) | 900 € |
| Trop-perçu estimé depuis 13 mois | 3 000 € (environ) |
Sur le trottoir d’en face, Karen a suivi l’action et souligne le sentiment d’abandon des locataires face à des propriétaires difficiles à joindre. L’affaire illustre les tensions locales autour du marché locatif, particulièrement vives dans l’agglomération bayonnaise, où la demande dépasse l’offre et pèse sur les prix.
Dans les jours qui viennent, le vote au Sénat sera suivi de près par les associations de locataires et les élus locaux. Si la chambre haute décide de reconduire l’expérimentation sans modifications, Alda et d’autres collectifs pourraient amplifier leur mobilisation pour obtenir les changements réclamés.
Pratique : pour signaler un dépassement de loyer dans le cadre de l’expérimentation, les locataires disposent d’un dispositif de signalement auprès des services préfectoraux et des associations locales d’accompagnement.