Un projet transfrontalier pour renforcer la chaîne électronique locale
NAIA, dont le nom en basque signifie « volonté », se présente comme une réponse collective aux défis de l’électronique durable sur le territoire. Porté par un consortium associant entreprises, lycées, écoles d’ingénieurs et centres de formation, le projet vise à permettre aux acteurs locaux d’accéder à des moyens et compétences qu’une PME ne peut financer seule.
Le président d’Aguila, Hubert Forgeot, résume l’ambition : « aider le territoire à concevoir, produire, réparer et recycler davantage d’équipements électroniques ici, tout en formant les personnes qui feront ce travail demain ». Cette phrase, reprise dans la présentation du projet, concentre l’ensemble des objectifs affichés par NAIA.
« NAIA, en basque, renvoie à la volonté. C’est bien ce qui nous réunit dans ce projet : la volonté de travailler des deux côtés de la frontière, avec les entreprises, les lycées, les écoles d’ingénieurs et les centres de formation. » — Hubert Forgeot
Concrètement, NAIA s’est fixé cinq objectifs majeurs qui structurent son action :
- Renforcer la production locale : capacités de conception, fabrication, maintenance, réparation et recyclage.
- Développer de nouvelles activités pour créer des emplois qualifiés et attirer des projets industriels.
- Allonger la durée de vie des équipements via l'écoconception, la réparabilité, le réemploi et le recyclage.
- Partager équipements et compétences : accès à des moyens d’essais, plateformes technologiques et recherche.
- Former les futurs techniciens et ingénieurs en anticipant les compétences nécessaires.
Ces axes montrent une volonté d’action à la fois industrielle et pédagogique : NAIA ne veut pas seulement mutualiser des bancs d’essai ou des labos, il entend servir de levier pour la formation et l’employabilité locale.
Un espace commun pour l'innovation et la coopération
Le projet se veut ouvert : les partenaires précisent que NAIA ne restera pas cantonné aux structures fondatrices. D’autres entreprises, établissements de formation, laboratoires et acteurs industriels, français et espagnols, sont invités à se joindre progressivement au dispositif. À terme, un site internet doit permettre de suivre les travaux du Common Space, de connaître les formations proposées, les projets en cours et les modalités de participation pour les entreprises.
Sur un territoire où les filières techniques et l’industrie cherchent à se maintenir et à se moderniser, NAIA apparaît comme une tentative concertée de bâtir une réponse locale aux ruptures de chaînes d’approvisionnement et aux exigences d’économie circulaire. En rapprochant acteurs éducatifs et industriels, le projet pourra faciliter l’émergence de parcours de formation adaptés aux besoins réels des entreprises.
Reste à suivre l’articulation concrète entre les partenaires — financement des moyens d’essais, calendrier des formations, modalités d’accès aux plateformes technologiques — et l’ouverture effective aux acteurs extérieurs. Les prochains mois, et notamment le lancement du site destiné à suivre le Common Space, seront déterminants pour mesurer l’impact de NAIA sur l’emploi, les compétences et la capacité de production locale.
| Objectif | Finalité |
|---|---|
| Production locale | Augmenter conception/fabrication/maintenance |
| Activités nouvelles | Créer emplois qualifiés, attirer projets |
| Durée de vie | Écoconception, réparabilité, recyclage |
| Partage | Accès à équipements et recherche |
| Formation | Former techniciens et ingénieurs |
À l’heure où l’industrie cherche des modèles plus résilients et sobres en ressources, NAIA trace une feuille de route locale. Le projet mise sur la coopération transfrontalière et l’adaptation des formations pour que le Pays basque et ses environs puissent produire, réparer et recycler davantage d’électronique « ici ». Les observateurs et acteurs du territoire suivront de près la mise en œuvre et les premières réalisations du Common Space.