Un témoignage venu de Jérusalem
Originaire d'Auvergne et installé à Jérusalem depuis près de 35 ans, le frère Stéphane Milovitch est venu à Clermont-Ferrand pour témoigner de sa mission. Franciscain de la Custodie de Terre Sainte et plus particulièrement chargé de la garde du Saint-Sépulcre, il décrit une ville marquée par de fortes tensions, amplifiées depuis le 7 octobre, mais aussi par des relations quotidiennes inattendues entre croyants.
Coexistence et œcuménisme concret
À Jérusalem, les chrétiens forment une part très réduite de la population — environ 1% — répartis entre treize Églises. Dans des lieux saints partagés, la cohabitation prend des formes surprenantes pour le visiteur : au Saint-Sépulcre, six communautés chrétiennes vivent côte à côte et gèrent ensemble des rites et des espaces.
« Lorsque les portes ferment le soir, les communautés vivent ensemble. Elles se connaissent, s'entendent et ont des rapports courtois et sympathiques »
Ce constat — tiré de la vie quotidienne plutôt que des cérémonies publiques — illustre pour frère Stéphane un œcuménisme vécu, fondé non sur l'effacement des différences mais sur des identités assumées et stables.
Dialogue : des racines fortes plutôt que l'effacement
Ancien membre de la commission patriarcale pour le dialogue œcuménique, il insiste : dialoguer ne signifie pas renoncer à ce que l'on est. Pour construire des ponts, il faut selon lui des piliers solides. Cet équilibre entre affirmation identitaire et rencontre se traduit concrètement — par exemple — par des franciscains qui enseignent aujourd'hui dans des séminaires grecs orthodoxes.
Appel à l'engagement face aux divisions
Au-delà du constat, le frère Milovitch lance un message d'action : chacun doit se mobiliser « pour lutter contre les divisions ». Ce rappel à la responsabilité individuelle et collective résonne localement, dans un département attaché à la tradition religieuse et au vivre-ensemble.
- Chiffres clés mentionnés par le frère : 1% de chrétiens à Jérusalem ; 13 Églises différentes ; 6 communautés au Saint-Sépulcre.
- Pratiques concrètes : partage d'espaces sacrés, enseignement interconfessionnel, vie communautaire quotidienne.
- Enjeu : concilier identité et ouverture pour un dialogue durable.
Ce que cela signifie pour le Puy-de-Dôme
La visite du frère Milovitch à Clermont-Ferrand n'est pas seulement un récit lointain : elle interroge les acteurs locaux — paroisses, associations, écoles — sur les moyens d'encourager le dialogue dans la vie quotidienne. Dans un contexte international tendu, ses observations rappellent que la coexistence se construit pas à pas, souvent loin des caméras.
| Élément | Chiffre évoqué |
|---|---|
| Part des chrétiens à Jérusalem | ~1% |
| Nombre d'Églises | 13 |
| Communautés au Saint-Sépulcre | 6 |
Ce témoignage, porté par un religieux originaire de la région, invite les lecteurs du Puy-de-Dôme à réfléchir et agir localement pour favoriser des relations apaisées entre communautés. Le message est simple : les ponts se construisent avec des fondations solides et l'implication de chacun.