Une visite ministérielle en terrain d’école
En ce vendredi 3 juillet 2026, dernier matin d’école à Digne-les-Bains, le parvis de l’école primaire des Seyes s’est réveillé sous un dispositif policier discret mais visible. Entre barriérages et contrôles, les familles se frayaient un passage pour la sortie des classes, dans une atmosphère étonnamment apaisée. C’est là qu’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a été accueilli par la direction de l’établissement et plusieurs élus locaux, dont Jean‑Yves Roux (sénateur), Sandra Raponi (vice‑présidente du Conseil départemental) et Julien Di Benedetto (maire). L’accueil s’est voulu simple, chaleureux, mené par Véronique Garnier, directrice de l’école.
Dans les classes : lecture, théâtre et anglais en mouvement
Pendant près de deux heures, le cortège a circulé de salle en salle. Des CM1‑CM2 aux CP, en passant par la classe ULIS, les équipes ont montré des séquences pédagogiques en cours. Au menu, des temps de lecture à voix haute et de petites mises en scène autour d’un concours mémoriel.
« les petits artistes de la mémoire »
Les échanges ont aussi porté sur l’habitude de lire chaque jour, rituel simple qui structure l’apprentissage, et sur la place du téléphone portable chez les plus jeunes, dont certains disent déjà posséder un appareil. Les élèves ont raconté ce qui les aide à progresser ; les enseignants ont partagé des pistes concrètes, notamment ces séances de sport en anglais conduites très en amont, dès le CP, en lien avec les collèges dignois.
Paroles d’équipe : réussites locales et cailloux dans la chaussure
En salle des maîtres, le dialogue a pris le temps. L’équipe a posé ses difficultés du quotidien et ses réussites, avec une insistance sur l’apprentissage linguistique et la continuité avec le secondaire. Au‑delà des dispositifs, c’est la question du pas‑à‑pas qui est remontée : comment ancrer des routines de lecture efficaces, comment doser l’usage du numérique chez les plus jeunes, comment mutualiser des projets qui font sens pour des classes hétérogènes. Le ministre a écouté, observé des séquences, avant de multiplier les apartés avec les enseignants présents.
Une mobilisation syndicale en marge, mais ailleurs
Si un appel à rassemblement avait été lancé par la FSU 04, les abords de l’école sont restés calmes. Les représentants syndicaux et de parents d’élèves n’étaient pas au portail : ils étaient reçus, au même moment, par un conseiller du ministre. Cette organisation parallèle a laissé le parvis à un ballet feutré d’élus et de personnels, sans slogans ni banderoles.
Ce que retiennent les familles
Pour les parents croisés entre deux barrières, la scène avait des airs de fin d’année un peu hors du temps. Quelques regards curieux vers les allées et venues officielles, mais surtout l’urgence des cartables à refermer. Les échanges entendus en classe, autour de la lecture quotidienne et des usages responsables du portable, font écho à des préoccupations familières à la maison. Les projets de liaison écoles‑collèges rappellent, eux, que les continuités d’apprentissage se tissent tôt, parfois dès le CP.
Repères de la visite
- Établissement visité : école primaire des Seyes (Digne‑les‑Bains)
- Présences notables : Édouard Geffray, Véronique Garnier, Jean‑Yves Roux, Sandra Raponi, Julien Di Benedetto
- Temps forts : lectures, mini‑théâtre, échanges sur l’anglais en primaire et l’usage du téléphone portable
Ce qui a été montré en classe
| Niveau / Dispositif | Temps fort observé |
|---|---|
| CP | Lecture quotidienne, sport en langue anglaise |
| CM1‑CM2 | Lectures et mini‑théâtre autour d’un concours mémoriel |
| ULIS | Présentation de projets adaptés et échanges sur les pratiques |
Et maintenant
Au‑delà de la symbolique, cette étape dignoise aura permis de mettre en lumière des pratiques ancrées et des préoccupations très concrètes, du plaisir de lire aux limites du portable à l’école. Les personnels ont rappelé leurs besoins et leurs trouvailles, sous le regard attentif du ministre. Les organisations syndicales, entendues séparément, ont fait valoir leurs points de vigilance. Les prochaines annonces nationales diront dans quelle mesure ces retours de terrain trouveront une traduction opérationnelle.