Un site industriel clé pour Foix
Installée à Foix, l’usine récemment intégrée au groupe Schaeffler reste un acteur industriel majeur du territoire. Anciennement Vitesco, l’entreprise y produit, selon la direction, 150 000 circuits imprimés par semaine destinés à l’électronique automobile, fournis à certaines grandes marques internationales.
Dans les ateliers, dix lignes de production tournent en continu. Les opérateurs et la chaîne automatisée assemblent et soudoient des plaques de circuits qui seront ensuite intégrées aux batteries et autres modules des véhicules. Une attention particulière est portée à la traçabilité : à chaque entrée en production un QR code identifie la plaque et en suit le parcours.
“À l’entrée de la boucle, une carte d'identité est créée sur chaque plaque de circuit imprimé, grâce à un QR code”, explique Didier Belondrade, responsable.
Le procédé industriel mobilise des machines à haute cadence : certaines atteignent 110 000 soudures par heure, d'autres environ 30 000. Une plaque peut embarquer entre 700 et 2 000 composants avant le passage au four, étape cruciale pour la fixation des éléments.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Production hebdomadaire | 150 000 circuits imprimés |
| Cadence de soudure (max) | 110 000 soudures/heure |
| Cadence de soudure (min) | 30 000 soudures/heure |
| Composants par plaque | 700–2 000 |
| Chiffre d’affaires du groupe (mondial) | 24 milliards d’euros |
Fournir des constructeurs comme BMW ou Ford confirme l’ancrage du site dans des chaînes de valeur mondialisées, mais expose aussi l’usine aux aléas des marchés automobiles. Les responsables observent toutefois les résultats 2025 avec optimisme au niveau du groupe.
Vers de nouvelles activités : robotique et défense
Porté par ces chiffres, Schaeffler exprime l’intention d’explorer des pistes de diversification, notamment la robotique humanoïde et le secteur de la défense. Pour la population de l’Ariège, ces projets représentent à la fois une opportunité et un défi : diversification des compétences, possible création d’emplois qualifiés, mais aussi nécessité d’accompagnement pour les salariés et les sous-traitants locaux.
- Opportunités : montée en gamme technologique, nouveaux débouchés pour l’usine fuxéenne.
- Risques : dépendance aux marchés automobiles et technologiques, besoin de formation des équipes.
- Enjeux locaux : maintien de l’emploi industriel et synchronisation avec les politiques de formation du territoire.
À Foix, l’existence d’une unité productive capable de livrer des acteurs mondiaux et d’envisager un pivot vers la robotique souligne l’importance du tissu industriel local. Les prochaines étapes—calendrier, investissements précis et implications pour l’emploi—restent à préciser par la direction du groupe.
La trajectoire de ce site illustre la transition d’une économie locale industrielle vers des activités de haute technicité, avec toutes les questions d’accompagnement social et de souveraineté industrielle qu’elle soulève pour l’Ariège.