Des suppressions de postes et des fermetures de services qui questionnent l’accès aux soins
Le projet de réorganisation annoncé à la polyclinique Pau‑Pyrénées suscite une vive opposition du comité de défense et de la CGT 64. Selon leurs représentants, la méthode de négociation retenue par l’établissement est inacceptable et les décisions envisagées — notamment des suppressions de postes et la fermeture de services — mettraient en péril l’offre de soins sur le territoire.
Les services cités par les syndicats et le collectif comprennent la maternité, les urgences et l’oncologie. Pour les opposants au plan social, le transfert d’activités vers le centre hospitalier voisin ne saurait suffire : ils estiment que l’hôpital est déjà » en difficulté » et n’est pas prêt à absorber l’ensemble de la charge, en particulier pour la maternité.
« Nous n’avons pas la même vision. Nous ne validons pas les négociations internes parce que l’on pense que c’est prématuré. On ne négocie pas les emplois et la santé de cette manière. Il faut appuyer beaucoup plus fort. » — Anne Séguier, UD CGT 64
Les syndicats dénoncent aussi la décision de l’Agence régionale de santé (ARS) de ne pas autoriser la reprise d’activité de certains services, invoquant un manque de personnel. Du côté des professionnels concernés, la frustration est grande : Chaima Petit, sage‑femme, confie l’émotion du personnel devant la fermeture annoncée et le sentiment d’impuissance face à des transferts d’activité.
- Services concernés : maternité, urgences, oncologie
- Acteurs mobilisés : comité de défense, CGT 64, personnels soignants
- Prochaine étape : réunion publique d’information le 8 septembre au pôle Laherrère (quartier Saragosse)
Les représentants du comité et de la CGT appellent les pouvoirs publics, en premier lieu l’ARS, à repenser l’organisation et à ouvrir « un autre site de santé » pour maintenir une offre de proximité. Anne Séguier évoque même Oloron comme possibilité, insistant sur la nécessité d’un débat public et d’une mobilisation locale afin de faire pression sur les décideurs.
| Élément | Situation actuelle |
|---|---|
| Services cités | Maternité, urgences, oncologie (menacés de fermeture) |
| Position de l’ARS | Pas d’autorisation de reprise d’activité, motif : manque de personnel |
| Action prévue | Réunion publique le 8 septembre au pôle Laherrère |
À Pau, la perspective d’un amoindrissement des capacités hospitalières ravive des craintes partagées par les usagers et les équipes soignantes : délais d’accès aux soins, surcharge des services publics et perte d’une offre spécialisée à proximité. Le mouvement syndical et le comité de défense appellent désormais à « une mobilisation d’ampleur » pour interpeller élus et autorités sanitaires afin que les décisions soient réévaluées.
Les Pauviennes et les Pauvins qui souhaitent s’informer ou soutenir la démarche pourront se rendre à la réunion du 8 septembre ou suivre les prochaines communications du comité de défense et de la CGT 64.