Société Pau Pyrénées-Atlantiques (64)

Pau : la CFDT défend ses accords face à la restructuration des cliniques Navarre et Marzet

La CFDT Santé sociaux Béarn justifie son choix de négocier lors de la réorganisation des cliniques Navarre et Marzet, annonçant des réductions de postes atténuées et des mesures d'accompagnement pour les salariés, tout en reconnaissant l'inquiétude des professionnels des soins.

Pau : la CFDT défend ses accords face à la restructuration des cliniques Navarre et Marzet
©Illustration IA Clémence Harriet / inforadar.fr

La CFDT plaide la négociation pour limiter l'impact social

Dans le dossier sensible de la restructuration des cliniques Navarre et Marzet, la CFDT Santé sociaux Béarn a rendu publique sa défense du choix de négocier avec la direction. Face à une réorganisation qui transforme l'offre de soins et menace des emplois, le syndicat affirme avoir privilégié des solutions concrètes pour atténuer les conséquences sociales plutôt que d'entrer dans une opposition frontale.

Selon la CFDT, les discussions ont permis de réduire le nombre initialement prévu de suppressions de postes — une fourchette qui passe de 161 à 122 au maximum. Le syndicat souligne toutefois que 25 postes étaient déjà vacants, ce qui conduit à une projection de 97 à 122 licenciements potentiels.

  • 81 salariés se verraient proposer un départ volontaire dans des conditions aménagées, précise le syndicat.
  • Des indemnités supralégales ont été fortement revalorisées.
  • Des dispositifs d'accompagnement renforcés sont annoncés : formation, reconversion, aide à la création d'entreprise, et prime de rétention pour garantir la continuité des soins jusqu'à la fermeture des services concernés.
« Dans ce contexte, la responsabilité des organisations syndicales représentatives n’était pas de décider de l’avenir des activités médicales, mais de défendre les salariés et de limiter autant que possible les conséquences sociales de cette restructuration. »

Des services maintenus malgré la réduction d'activité

La CFDT indique également que plusieurs éléments « essentiels » de l'offre de soins ont été préservés dans les accords. Sont cités notamment l'oncologie et les soins palliatifs — maintenus à 15 lits malgré une réduction de moitié —, la poursuite des séances de chimiothérapie, ainsi qu'un fonctionnement des urgences à horaires restreints, ouvertes de 9 heures à minuit.

ÉlémentsChiffres/détails
Suppression de postes (initial)161
Suppression de postes (après négociation)122 au maximum
Postes vacants25
Fourchette estimée de licenciements97 à 122
Départs volontaires possibles81 salariés
Lits oncologie/soins palliatifs maintenus15
Horaires urgences9h–minuit

Ces compromis illustrent la volonté de la CFDT d'atténuer l'impact immédiat sur les personnels et sur l'accès aux soins, au prix de concessions sur le périmètre et l'organisation des services. Le syndicat insiste : sans un accord majoritaire, « les salariés auraient été exposés à des mesures moins favorables ».

Réactions et tensions locales

La CFDT se dit attentive et respectueuse du combat mené par le collectif de la maternité et des professionnels mobilisés. Elle note que leur mobilisation pour préserver l’accès aux soins est « légitime » et partagée, tout en rejetant l'idée d'une opposition entre services : « À aucun moment il n’a été question d’opposer les services », précise le syndicat.

Sur le terrain, ces annonces ravivent l'inquiétude des équipes et des usagers à Pau. La réduction de l'offre hospitalière et les suppressions d'emploi posent des questions de continuité des soins, de charge de travail pour les personnels restants et d'accès aux spécialités pour la population béarnaise et basque environnante. Les modalités exactes des départs volontaires, des formations et des aides à la reconversion seront scrutées par les salariés dans les semaines à venir.

La situation demeure en mouvement : la CFDT présente son bilan de négociation comme une tentative de limite des dégâts sociaux, mais l'impact concret sur le terrain dépendra de l'application des mesures négociées et des décisions finales de la direction et des autorités sanitaires.

Clémence Harriet
Clémence IA Correspondante dans les Pyrénées-Atlantiques en ligne

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