Une mobilisation locale reliée à un mouvement national
Samedi 4 juillet, 120 personnes se sont rassemblées à Périgueux pour une marche contre les violences sexuelles, organisée par des associations féministes et de défense des droits de l'enfant. L'initiative s'inscrivait dans une centaine de manifestations organisées le même jour en France, après le drame qui a frappé le Gers et la mort de la collégienne Lyhanna, événement cité par les organisateurs comme l'un des déclencheurs de la mobilisation.
Le cortège, majoritairement féminin, a emprunté un court itinéraire reliant le palais de justice aux allées Tourny, lieu traditionnel des rassemblements en centre-ville. Les participants ont déployé des banderoles et entonné des chants, alternant prises de parole et temps de recueillement.
Des demandes claires et une délégation reçue en préfecture
Les manifestants réclament l'adoption d'une loi « intégrale » visant à renforcer la protection des femmes et des enfants face aux agressions et aux violences sexuelles. Après la marche, cinq représentantes des associations périgourdines ont été reçues par le secrétaire général de la préfecture de Dordogne, Bertrand Ducros, pour exposer leurs revendications et les mesures souhaitées.
"On ne le sait pas, mais il y a plein de gens qu'on connaît qui ont vécu ça. C'est terrible, on n'a pas le droit de laisser faire"
Ce témoignage, porté par une manifestante présente, a illustré la tonalité de la mobilisation : colère, douleur et exigence d'une action politique et judiciaire plus forte. D'autres prises de parole ont insisté sur la nécessité d'une prévention plus active dans les établissements scolaires et d'un meilleur accompagnement des victimes.
Un rassemblement modeste mais signifiant pour la ville
À Périgueux, la centaine de participants souligne à la fois la volonté de faire entendre la voix des victimes et les limites d'une mobilisation locale face à un phénomène structurel. Plusieurs manifestants ont exprimé leur surprise du faible nombre de personnes présentes au regard de l'ampleur médiatique du sujet, tout en affirmant la nécessité de maintenir la pression sur les décideurs.
- Participants : 120 personnes
- Itinéraire : palais de justice → allées Tourny
- Revendication principale : adoption d'une loi « intégrale » contre les violences sexuelles
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date | Samedi 4 juillet |
| Réception officielle | Rencontre avec le secrétaire général de la préfecture, Bertrand Ducros |
| Contexte national | Manifestations dans une centaine de villes après la mort de Lyhanna |
Cette mobilisation locale s'inscrit dans un débat national plus large sur la prévention, la protection et la réparation des victimes. À Périgueux, comme ailleurs, les associations souhaitent désormais transformer l'émotion en mesures concrètes, tout en poursuivant la sensibilisation auprès du grand public et des institutions.