Une habitation « qui se fissure dans tous les sens »
À quelques kilomètres d'Agen, la maison de Nadine Roggeri, située route de Nomdieu à Laplume, s'altère depuis une décennie sous l'effet d'un phénomène localisé : une veine d'eau dont l'origine reste inconnue. Les dégâts sont visibles à l'intérieur comme à l'extérieur du bâtiment et s'accentuent avec le temps, au point de faire craindre un effondrement.
La propriétaire, retraitée, a vu les fissures se multiplier. Le toit et les murs se sont déplacés au point qu'elle peut, dit-elle, passer une main dans une brèche longeant la gouttière. Les infiltrations rendent désormais la toiture poreuse : «
Je tiens encore debout mais je crains que la maison ne s’écroule avant moi.» Cette phrase, reprise par l'intéressée, résume l'épuisement face à une situation qui perdure sans solution.
Selon le récit transmis, l'écoulement d'eau sous la maison est intermittent : parfois long de plusieurs années, parfois stoppé pendant quelques semaines. L'alternance a d'autant plus surpris que, au printemps, l'écoulement s'est interrompu puis est repris, comme si un « robinet » était ouvert ou fermé.
Coûts et perspectives
Sur le plan financier, la remise en état de l'habitation est chiffrée à 200 000 euros. La propriétaire n'a pas obtenu d'aide satisfaisante de la part de son assurance, et la situation administrative et technique demeure floue, sans origine clairement identifiée de la veine d'eau.
- Durée du problème : environ 10 ans;
- Localisation : route de Nomdieu, Laplume (Lot-et-Garonne);
- Coût estimé : 200 000 € pour restaurer la maison.
La répétition des fissures et des infiltrations pose des questions de sécurité immédiate pour l'occupante. La description des mouvements et des dommages laisse craindre une augmentation du risque en cas d'épisodes pluvieux importants ou de variations hydrogéologiques imprévues.
Enjeux locaux et responsabilités
Le dossier met en lumière plusieurs enjeux pour les autorités et les acteurs locaux : expertise géotechnique nécessaire, détermination de la responsabilité (assurances, propriétaire, éventuelles causes naturelles ou anthropiques) et dispositifs d'aide aux ménages en situation de risque. Pour l'heure, la retraitée se heurte à une impasse administrative et financière alors que son logement continue de se détériorer.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Durée du phénomène | 10 ans |
| Coût estimé de restauration | 200 000 € |
| Localisation | Laplume, route de Nomdieu (Lot-et-Garonne) |
Les habitants du territoire et les élus locaux pourront être appelés à s'emparer du dossier si l'inaction persiste, notamment pour prévenir un risque d'effondrement et garantir la sécurité d'une personne âgée. À court terme, l'urgence demeure de réaliser des expertises indépendantes permettant de définir l'origine précise de la veine d'eau et les travaux prioritaires.
Sans avancées concrètes, la propriétaire risque de voir l'état du bâti se dégrader encore, avec des conséquences humaines et financières lourdes pour elle comme pour l'ensemble des intervenants qui devront, tôt ou tard, trancher sur la nature et la prise en charge des réparations.