Une journée à risque dans un département déjà sensibilisé
Le préfet des Bouches‑du‑Rhône a placé le département en alerte pollution de niveau 1 pour l’ozone, applicable vendredi 14 août 2026. Les autorités pointent une combinaison de températures élevées — dépassant localement 35 °C dans l’arrière‑pays — d’un vent faible et d’un fort rayonnement ultraviolet qui favorise la production d’ozone, en particulier autour de l’étang de Berre.
Quelles mesures pour la circulation et l’industrie ?
Face au dépassement répété du seuil d’information, plusieurs dispositions sont activées pour limiter les émissions et réduire l’exposition :
- Réduction de la vitesse : l’ensemble des vitesses maximales autorisées est abaissé de 20 km/h sans descendre en dessous de 70 km/h sur les axes concernés.
- Contrôles renforcés : contrôle de vitesse et contrôles antipollution des véhicules accrus.
- Navigation : limitation de la vitesse des navires dans les bassins de Marseille et de Fos.
- Secteur industriel : mise en œuvre de mesures de réduction des émissions pour les sites industriels identifiés.
- Résidentiel et agricole : report demandé des travaux utilisant solvants ou engins thermiques ; interdiction des brûlages de déchets verts et des écobuages.
| Mesure | Domaine |
|---|---|
| Abaissement des vitesses de 20 km/h | Transport routier |
| Contrôles antipollution renforcés | Véhicules |
| Limitation de vitesse des navires | Maritime (Marseille/Fos) |
| Interdiction des brûlages | Résidentiel / agricole |
Consignes sanitaires : qui doit se protéger ?
Les services de l’État recommandent de limiter les efforts physiques intenses et d’adapter les sorties. Les personnes sensibles — jeunes enfants, personnes âgées, malades cardiaques ou respiratoires — doivent être particulièrement vigilantes. Pour le grand public, les autorités conseillent de privilégier les déplacements doux ou collectifs et de reporter les travaux utilisant peintures, vernis ou solvants.
Contexte et perspectives
La qualité de l’air est déjà jugée « dégradée à mauvaise » sur l’ensemble de la région et la situation devrait perdurer au moins jusqu’au vendredi concerné. Les épisodes d’ozone sont favorisés par la canicule et l’absence de dispersion atmosphérique : tant que ces conditions perdurent, le risque de nouveaux dépassements reste élevé.
Pratique : que faire aujourd’hui et demain ?
Pour limiter l’impact personnel et collectif :
- éviter les activités sportives intenses en extérieur aux heures chaudes ;
- réduire l’usage de la voiture et favoriser covoiturage, transports en commun, vélo ou marche ;
- reporter les travaux domestiques impliquant solvants ou colles ;
- ne pas brûler de déchets verts et respecter l’interdiction d’écobuage.
Les services préfectoraux et les observatoires de la qualité de l’air suivront l’évolution des concentrations et adapteront les mesures si nécessaire. Les usagers sont invités à consulter les bulletins locaux pour toute mise à jour.