Retour au domicile après une occupation prolongée
Le 13 juillet, un couple résidant à Urrugne a finalement récupéré sa maison, occupée depuis août 2025 par un homme et sa compagne qui n’avaient versé « aucun euro » aux propriétaires. La reprise de possession intervient après une longue procédure et une médiatisation locale qui a accéléré le départ des occupants.
Les propriétaires décrivent un logement laissé dans un état qu’ils qualifient de « pourri ». L’ampleur des dégradations a suscité la consternation y compris chez l’huissier chargé de l’état des lieux, selon les explications rapportées par la famille.
« Pas loin de 10 000 euros »,
évalue le père de famille pour les réparations. Canapé souillé, mobilier à remplacer, moteur de piscine hors d’usage et une forte odeur d’excréments d’animaux figurent parmi les dégâts évoqués. À ce montant s’ajoutent des indemnités d’occupation calculées à 100 euros par jour, qui, pour l’heure, n’ont pas été perçues.
Un profil connu de la justice
Les occupants n’étaient pas des primo-délinquants : l’homme a déjà été sanctionné au moins deux fois pour des faits similaires. Dans ce dossier, il faisait l’objet d’une procédure d’expulsion qui devait pouvoir être exécutée à la rentrée, mais il a finalement quitté les lieux avant le prononcé définitif du jugement.
L’avocat du couple expulsé, Me Philippe Gensse, assurait à la presse que la situation serait régularisée. En attendant tout versement, les propriétaires réfléchissent à la suite à donner à leur bien : remettre la maison sur le marché, cette fois sans intermédiaire, afin de relancer un projet de vie en Andalousie qu’ils avaient temporairement différé.
- Date de la reprise de possession : 13 juillet 2026
- Période d’occupation : depuis août 2025 (près d’un an)
- Indemnités d’occupation : 100 € / jour (non perçues pour l’instant)
| Élément | Information |
|---|---|
| Localisation | Urrugne (Pays basque) |
| Montant estimé des dégâts | ≈ 10 000 € (estimation des propriétaires) |
| Statut judiciaire | Procédure d’expulsion engagée, occupants déjà condamnés antérieurement |
Cette affaire illustre la difficulté pour des propriétaires confrontés à des occupations frauduleuses : procédures longues, réparations lourdes et incertitudes sur le recouvrement des sommes dues. À l’échelle locale, elle réactive le débat sur la protection des droits de propriété et les moyens d’accompagnement des victimes de ce type de pratiques.