Une première marseillaise pour rafraîchir un quartier en pleine canicule
À l'ombre des trois tours de 15 étages qui dominent le Cap Janet, la chaleur estivale n'avait pas de répit. Mercredi, quatre mâts brumisants ont été inaugurés dans cet ensemble de 276 logements, première installation de ce type menée par le bailleur social Erilia à Marseille.
Comment ça marche et pourquoi maintenant
Le dispositif fonctionne par diffusion de micro-gouttelettes d'eau : en humidifiant légèrement l'air ambiant, la température ressentie peut chuter de plusieurs degrés. L'opération vise à offrir des îlots de fraîcheur aux habitants qui subissent des épisodes de chaleur de plus en plus intenses et fréquents.
Des annonces et des engagements
Erilia explique intégrer désormais le facteur chaleur dans la rénovation et l'équipement de son patrimoine : isolation par l'extérieur, double vitrage et installation progressive de brasseurs d'air. Le bailleur a déclaré vouloir équiper ses 90 000 logements d'ici 2030.
“Ces dernières semaines on n'allait plus dehors parce qu'il fait trop chaud, on devait quitter notre appartement avec ma fille pour échapper à la canicule…”,
témoigne Nasia, résidente, qui se dit soulagée par la fraîcheur apportée par les brumisateurs.
- Site : Cap Janet, 15e arrondissement de Marseille
- Logements concernés : 276
- Installations inaugurées : 4 mâts brumisants
- Bâtiments : 3 tours de 15 étages
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Logements du site | 276 |
| Mâts installés | 4 |
| Logements Erilia visés | 90 000 (objectif 2030) |
Au-delà de l'effet immédiat, l'installation agit comme une expérimentation : son efficacité, son coût et son entretien seront évalués avant un éventuel déploiement sur d'autres résidences. Pour les habitants, c'est surtout un premier soulagement visible — quelques gouttelettes à l'extérieur qui rendent la rue moins accablante et permettent de rester un peu plus longtemps dehors.
Ce test illustre la manière dont les acteurs du logement social cherchent à adapter leur parc aux aléas climatiques. Reste à mesurer les gains réels en confort thermique et la durabilité de ces installations face à des canicules qui se répètent.