Peu de sites autorisés, peu de surveillance
En Loir‑et‑Cher, les lieux de baignade en milieu naturel autorisés par l'Agence régionale de santé (ARS) sont rares : six sites figurent sur la liste officielle, mais l'été 2026 en laisse en pratique cinq accessibles au public. Beaucoup de plans d'eau restent strictement interdits à la baignade, ou leur usage se fait de façon non encadrée et parfois dangereuse pour les usagers.
Parmi les sites déclarés se trouvent les étangs de Villiers‑sur‑Loir et Morée, les plages de Montrichard et de Saint‑Aignan‑sur‑le‑Cher, ainsi que deux étangs à Nouan‑le‑Fuzelier et Pierrefitte‑sur‑Sauldre. Ces deux derniers sont toutefois réservés aux clients des campings qui les exploitent, ce qui limite l'accès pour le grand public.
Pour la saison 2026, la baignade dans le Cher à Saint‑Aignan n'a pas été ouverte : le maire n'a pas pu recruter une personne disposant des qualifications requises pour assurer la surveillance. Une situation qui illustre la difficulté rencontrée par plusieurs communes pour sécuriser ces espaces estivaux.
Interdictions et responsabilités locales
Hors des sites autorisés, la baignade reste encadrée par des règles strictes. Dans le cas de la Loire, une interdiction par arrêté préfectoral datant de 1970 demeure en vigueur. En dehors de ces textes départementaux, la surveillance et la signalisation des baignades « sauvages » relèvent de la responsabilité des maires.
« Concernant la Loire, c’est interdit par arrêté préfectoral datant de 1970. Les baignades sauvages sont de la responsabilité du maire concerné. À lui de les repérer et de mettre en place un affichage indiquant que c’est dangereux et interdit », explique Laure Fremery, technicienne sanitaire à l’ARS.
Cette responsabilité communale se traduit par des obligations pratiques : repérer les points de baignade non autorisés, installer une signalétique claire et avertir la population des dangers. Le manque d'affichage ou de moyens humains a récemment été pointé lors du drame survenu le 25 juin à La Chaussée, où la communication locale n'avait pas permis d'éviter le risque.
Ce que cela implique pour les habitants et les visiteurs
Concrètement, pour éviter les accidents, il convient de se renseigner avant de se baigner :
- vérifier si le plan d'eau est déclaré et ouvert par l'ARS ;
- ne pas se baigner hors des zones surveillées ;
- respecter la signalisation locale et les arrêtés municipaux ou préfectoraux.
Les élu·e·s locaux·ales font face à un double défi : recruter des agents qualifiés pour assurer la surveillance et financer la présence humaine nécessaire pendant la saison estivale. Pour certaines petites communes, ces recrutements s'avèrent difficiles, d'où des fermetures temporaires ou l'absence d'ouverture.
Cartographie des sites déclarés
| Site | Statut 2026 |
|---|---|
| Villiers‑sur‑Loir (étang) | Autorisé |
| Morée (étang) | Autorisé |
| Montrichard (plage) | Autorisé |
| Saint‑Aignan‑sur‑le‑Cher (plage) | Fermé cet été (absence de surveillant) |
| Nouan‑le‑Fuzelier (étang) | Réservé aux clients du camping |
| Pierrefitte‑sur‑Sauldre (étang) | Réservé aux clients du camping |
Face à ces constats, l'ARS et les collectivités locales appellent à la vigilance et au respect des règles en vigueur. Pour les baigneurs, l'été 2026 rappelle que la proximité d'un plan d'eau ne signifie pas automatiquement la sécurité : la présence humaine qualifiée et une signalétique adaptée restent des prérequis indispensables.