Une sanction confirmée par le juge des référés
Une fonctionnaire de la direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP) de Bobigny a été révoquée en avril 2026 après la découverte de publications qualifiées d'antisémites et favorablement orientées vers le Hamas. La décision administrative, contestée par l'intéressée, a été examinée en référé : le magistrat a estimé que, au vu des éléments fournis, la sanction ne méritait pas d'être suspendue.
Selon le dossier, l'affaire remonte à 2024 et à un signalement du Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation : l'agente avait notamment « liké » une publication appelant à tuer des Juifs, rapporte Actu.fr. L'enquête administrative a ensuite mis au jour un ensemble de messages et de partages portant sur le conflit Israël–Gaza.
« compatible avec ses fonctions »
Des publications jugées incompatibles avec les devoirs
Les éléments rassemblés par l'administration — captures d'écran et publications — ont conduit à qualifier ces écrits de caractère antisioniste, anti-institutionnel et pro-Hamas, selon la décision de révocation. L'administration a estimé que ces prises de position violaient les obligations de neutralité, de réserve, de dignité et d'exemplarité attendues des agents publics, et portaient ainsi atteinte à l'image du ministère de l'Intérieur.
Le compte de la fonctionnaire comptait environ 3 000 abonnés, ce qui a renforcé l'impact des publications et motivé l'examen strict des messages. Parmi les éléments retenus figureraient également des insultes visant des responsables politiques, toujours d'après les pièces du dossier.
La défense et le recours en référé
Contestant la mesure, la fonctionnaire a demandé en urgence la suspension de sa révocation, soulignant que la sanction la privait de son emploi et de sa rémunération. Le juge des référés a passé en revue chacune des publications mises en cause et a considéré que, à ce stade de la procédure, les arguments de la défense ne justifiaient pas l'annulation de la sanction.
- Origine du signalement : Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation.
- Date de la révocation : avril 2026.
- Service concerné : DTSP de Bobigny.
Enjeux locaux
Sur le territoire de la Seine-Saint-Denis, où les forces de l'ordre et les services de l'État sont au contact quotidien de populations diverses, cette affaire relance les questions de déontologie et de confiance dans les institutions. Pour les responsables locaux et les habitants, la capacité des administrations à sanctionner des manquements comportementaux de leurs agents est un élément clé du maintien du service public et de son acceptation.
La procédure administrative et le recours devant le juge des référés restent en cours d'éventuelles suites procédurales. Les éléments publiés par les médias et cités dans le dossier servent de base à l'appréciation judiciaire et administrative de la situation.